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 Prends garde à la Paix secrète { Lord Lucien

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Vidal

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MessageSujet: Prends garde à la Paix secrète { Lord Lucien   Mer 11 Juin - 0:33

Vidal venait de s'engueuler avec un magistrat haut-placé : depuis peu de temps, l'ambiance au château devenait encore plus spéciale qu'avant. Lui qui avait une place de choix, gagnée dure et tout ce qu'il fallait avec – une petite femme qui l'aimait et une belle maison. La vie dans l'hémicycle était compliquée et agitée. Les représentants du peuple allaient et venaient et, toujours et encore, des complots se faisaient. On parlait sur le dos des gens, on disait ce que eux pouvaient penser...De source sûre – il gardait tout de même quelques contacts de l'époque de la monarchie – Vidal avait connaissance des félonies énoncées à son sujet. Habituellement, il n'en aurait eu rien à faire : il les aurait écouté d'une oreille discrète pour mieux rire de ces mensonges...mais l'importance que prenait leurs bobards car de plus en plus de monde portait considération à ce qui n'était que fariboles.

Ces rumeurs portaient sur sa prétendue fidélité à la noblesse et le fait, soit-disant, qu'il lui serait difficile de se détacher des valeurs traditionnelles. C'était stupide et ridicule : pourquoi aurait-il fait tous ces efforts et subi tous ces sacrifices, vu tant des siens mourir pour s'arrêter de si bon chemin. En réalité, Vidal savait que certaines personnes qu'il ne nommerait pas en avaient assez de le voir manipuler l'Etat dans l'Ombre. Lui n'était ni profiteur, ni cupide. Il se trouvait ici pour aider le royaume à démarrer...et c'était tout, en fait. Il comptait sur ses amis les plus proches pour le débarrasser des instigateurs...et nouait de plus en plus de liens avec des nobles susceptibles de l'aider une fois qu'il serait réellement déclaré ennemi de la République...ce qui, paradoxalement, ne faisait qu'aggraver son cas.

La Chasse aux traîtres.

Tous les nobles de l'ancien temps, tous les soldats. Tous autant qu'ils étaient, ils avaient participé avec joie à ce régime. Vidal aujourd'hui allait rendre visite à l'un d'entre eux. Pas en tant que « Vidal, l'homme menacé par les grands », ou même « Vidal, l'apprenti cuisinier ». Il avait revêtu un uniforme de police, aussi noir que le deuil et marchait à grand pas vers la suite de Lord Lucien. Curieusement, le seul contact qu'il avait déjà pu avoir avec ce noble, ç'avait été lors de ce triste carnaval, dans un égout froid et au travers un masque. Il ne savait donc pas – normalement – qu'il avait été l'investigateur de cet enlèvement et de tout le reste. Tant mieux.

Les habits noirs des gardes tenaient chaud. Ils avaient été brodés de noir et une courte épée pendant à sa ceinture. La seule chose qui le différenciait des gardes, c'était l'air inhabituellement négligé avec lequel il portait l'uniforme, la veste ouverte, laissant apercevoir une sous-chemise de lin plus jaune que blanche, et l'absence du chapeau caractéristique de la garde. Rien ne le cachait, cette fois, le fait qu'il avait cette ignoble cicatrice collée au visage...longtemps il avait hésité à la cacher, à la couvrir de fond de teint, mais les artifices n'étaient guère pour lui et semblaient plutôt lui irriter la peau.

« Lord Lucien. »

Vidal toqua à la porte de la luxueuse résidence. Les nobles pouvaient encore se permettre de bien vivre, mais si les personnes qui disaient des ragots contre lui parvenaient à le mettre à terre et à traîner son nom dans la boue, il ne donnerait pas cher de leur peau. Vidal entra sans attendre l'autorisation de pénétrer dans ses lieux : après tout, l'uniforme de la milice signifiait tout et rien. Il était en droit plus que quiconque de défoncer la porte et de passer à la question toute la maisonnée. Comment se comportait le noble, semblait-il regretter le régime...tout était bon. Vidal n'eut aucune difficulté à trouver ledit Lord...il siégeait sur un canapé, avec un air que Vidal jugea d'avance comme méprisant et hautain. Une grimace s'afficha sur son visage...puis un sourire, à l'idée que son ancien roi était désormais dans une prison dorée.

« Je suis Vidal, chef de la police secrète. Je suis étonné que vous soyez encore en liberté... Je suis ici pour vous poser quelques questions...Avez-vous vu cette fille ? »

Il montra le portrait imprimé d'Eden, dont il trimbalait les copies depuis tout à l'heure.
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Lord Lucien

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MessageSujet: Re: Prends garde à la Paix secrète { Lord Lucien   Mer 27 Aoû - 14:54

  • Lucien tournait en rond dans la maison depuis le point du jour, incapable qu'il avait été de trouver le sommeil la nuit précédente. La demeure était bien trop silencieuse à son goût – lui qui râlait habituellement comme un putois qu'il y avait trop de bruit avait trouvé l'ambiance pesante. Les domestiques ronflaient dans les chambres du dessus, mais cela n'atteignait pas ses oreilles. Le seul mouvement qu'il avait pu deviner était celui de ses pas contre le parquet jusqu'à ce qu'enfin, il entende le bruit des fenêtres que l'on ouvrait, le glissement feutré des chaussures contre le sol, les craquements des cheminées que l'on allumait, puis, quelques heures plus tard, la porte qui tournait sur ses gonds pour laisser passer Lelio, dissimulant son étonnement en voyant Lucien déjà debout, son regard coulant jusqu'au lit pour vérifier la présence d'une tierce personne. Mais il n'y avait rien. Remballant ses questions derrière la discrétion polie de son statut de majordome, il disposa le petit-déjeuner sur une table basse, puis laissa son maître s'installer. Celui-ci n'eut même pas la force de risquer un commentaire désagréable pour bien commencer la journée. Il faisait gris. Il coula un regard morne vers la fenêtre, fit la moue et se décida à attraper une tartine sur le rebord d'une assiette. Theophil n'était toujours pas rentré.

    Ce bougre d'idiot faisait de plus en plus l'école buissonnière. Depuis qu'il avait réussi à l'emprisonner une nouvelle fois, il se débrouillait toujours pour lui fausser compagnie lorsqu'il ne regardait pas de son côté. Oh, il faisait ça avec habileté, mais Lucien n'était pas idiot, et les absences à répétition avaient fini par se remarquer. Il étouffa un bougonnement tandis que Lelio lui passait ses habits. Si cela n'avait tenu qu'à lui, il aurait erré en peignoir toute la sainte journée, mais il avait un rang à tenir, même dans ces temps troublés. Ses domestiques (sauf les plus atteints d'entre eux) avaient déjà du mal à ne pas donner leur démission, tant ils craignaient pour leur vie (on pouvait les accuser à loisir de pactiser avec l'ennemi, de trahir la république, de cacher des cadavres de bébés de citoyens dans les caves et tout un tas d'autres motifs plus ou moins véridiques ou plus ou moins stupides, pour ce qu'il en savait) sans qu'il s'y mette lui aussi. Un seul geste inhabituel pouvait déclencher la panique. Et gérer une crise était ce dont il avait le moins envie en ce moment.

    Il renvoya Lelio d'un simple geste de la main, n'ayant toujours pas décroché une parole. La journée promettait. Il n'avait qu'une seule hâte : être au soir pour pouvoir se renfrogner sous ses draps comme s'il portait toute la misère du monde sur ses épaules. Au loin, la clameur des rues commençait à enfler, remplie des cris des commerçants, des pleurs des enfants, des rires des lavandières et de la poussière soulevée par les voitures transportant les bric-à-brac des habitants. Il émietta un biscuit entre ses doigts sans le porter à sa bouche, vit que les débris se répandaient en entrelacs chaotiques sur le bois, haussa les épaules. Il appellerait une gamine pour qu'elle nettoie tout cela.

    Il descendit et entreprit de continuer à ne rien faire, assis dans un luxueux canapé dont le confort restait assez relatif. Il tourna légèrement la tête quand il entendit toquer à la porte mais ne bougea pas, attendant que l'un de ses employés daigne aller ouvrir. Il fronça les sourcils en entendant le déclic, puis une voix étrangère résonner dans la maison. L'instant d'après, un homme étranger pénétrait dans son champ de vision sans la moindre gêne, l'appelant par son nom. Il se fit un devoir de l'accueillir de son éternel air hautain, bien que son esprit fonctionnât à plein régime. Il remarqua l'uniforme sobre que portait le nouvel arrivant, et se crispa imperceptiblement. Il avait beau prôner l'assurance, voir un des chiens de la république se pointer chez lui sans préavis n'était pas vraiment pour le mettre à l'aise. Impression désagréable qui s'accentua quand l'autre lui fourra sous le nez une liasse de portraits représentant la princesse disparue, qu'il reconnut malgré la mauvaise qualité des feuillets.

    Il décocha un regard noir à l'homme, à ce « Vidal », comme il s'était lui-même présenté. Ce nom ne réveillait aucun écho dans sa mémoire. Sûrement un de ces petits arrivistes qui avaient profité du changement de pouvoir pour se frayer un chemin. Pourtant, la voix lui disait quelque chose. Elle réveillait en lui des impressions fugaces, qu'il ne parvenait pas à identifier, et qui ne se révélaient pas agréables. Où l'avait-il entendue ? Un domestique d'un quelconque noble qu'il avait un jour fréquenté ? Mais les domestiques parlaient rarement aux invités de leur maître. Et Lucien doutait se souvenir d'êtres aussi insignifiants. Les intonations le mettaient mal à l'aise.

    Sans se départir de son calme méprisant, il darda un regard froid sur la liasse qu'on lui tendait, puis sur l'homme qui les tenait.

    « J'ai déjà vu cette enfant, en effet. Mais pas depuis les grands changements qui ont survenu. Je crains donc que vous ne vous adressiez à la mauvaise personne, de manière quelque peu insultante, qui plus est. »

    La journée s'annonçait donc encore plus mauvaise qu'il ne l'avait prévu. Il n'avait qu'une seule envie : se débarrasser de ce gêneur, qui était dangereux non seulement pour sa tranquillité, mais aussi potentiellement pour sa vie. Il ne pouvait donc le mettre impunément à la porte sans risquer de se retrouver avec tous ses petits camarades sur le dos.

    Un sourire reptilien s'imprima sur ses traits.

    «  Puisqu'apparemment vous vous permettez d'outrepasser toutes les règles de la politesse pour vous adresser à moi, je doute que ce soit là la raison principale de votre visite. Cependant, si c'était là tout ce que vous vouliez savoir, je pourrais vous raccompagner moi-même jusqu'à la porte, qu'en dites-vous ? »

    Avec un peu de chance, l'invitation serait sentie pour ce qu'elle était (la volonté de le faire déguerpir le plus vite possible de son espace vital) et trouverait une issue positive, mais il en doutait. Peut-être la sagesse aurait-elle voulu qu'il se contentât de répondre à la question sans rien ajouter de plus, en espérant que cela suffise. Mais Lucien étant ce qu'il était, même dans une position inconfortable, même s'il pouvait modérer ses propos, il s'avérait qu'il était incapable de la fermer.
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Vidal

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MessageSujet: Re: Prends garde à la Paix secrète { Lord Lucien   Jeu 6 Nov - 18:19

Il ne fallait pas se montrer violent, devant ce genre de nobles, même si des fois, Vidal se disait qu'il les frapperait bien pour qu'ils comprennent la réalité des choses. On n'était plus sous le régime incestueux des deux princes dégueus. Armand faisait maintenant caca dans un seau en fer, Louis avait perdu la tête, même si les plus fous colportaient la rumeur qu'il s'était enfui en même temps que sa sœur. Qu'on avait vu sur l’échafaud un sosie : les gens sont crédules, idiots. Ils sont prêts à croire tout et n'importe quoi, et pourtant...

Ne s'apercevaient-ils pas que la situation avait changé ? Il y avait de la nourriture à mange, des aliments exportés ? Pour la première fois depuis un temps incertain, le royaume commençait à s'ouvrir et ses citoyens, un peu choqués par tant d'autarcie se réhabituaient tout doucement aux échanges avec l'extérieur, aux produits exotiques, aux colporteurs et bien sûr, aux musiciens itinérants. Tout n'était ni rose ni parfait ; il continuait à y avoir des exécutions et Vidal savait également que s'il ne fuyait pas rapidement, il serait sûrement le prochain à être sur la liste...et alors, il ne donnerait plus bien cher de la peau du Prince, étant donné qu'il était un des seuls ici à insister pour qu'il reste en vie.

Lui mort, ils lui feraient une grande exécution bien sommaire, se fouteraient de sa gueule, et ces cons déclencheraient une contre-révolution et une vénération du martyr. Armand, un martyr...déjà qu'il inspirait pitié, dans la boue et dans sa merde, c'était quelque chose qu'il voulait éviter à tout prix. En attendant, dans la maison de Lucien...non, de Lord Lucien, un des aristos comme il en existait et qui n'avait pas encore traversé la frontière, Vidal sentait un petit vent. Il haussa les sourcils lorsque l'insolent se permit de lui dire qu'il avait bafoué les règles de bienséance...alors que les autres membres de la police secrète se seraient contenté d'entrer et lui auraient foutu deux ou trois baffes. Connard. Il état peut-être poli et avait des intérêts à défendre, mais il se souvenait que ce noble avait bien moins fière mine, lorsqu'il était enfermé dans les catacombes. Si Vidal avait voulu chercher le diable et l'affronter, nul doute qu'il lui aurait dit, mais il ne tenait pas à foutre l'étiquette très visible de « chef de la résistance » sur son front. Trop dangereux ; déjà qu'il avait les démocrates sur son dos, il ne manquerait plus que des tentatives d'assassinat de ces cons au sang bleu.

« Mais oui, bien sûr... », marmonna-t-il, « Je crois que vous n'avez pas tout compris. Il me semble que j'ai été poli : je ne vous ai pas frappé, ni torturé. Je ne vous ai pas non plus humilié en face de votre personnel, et vous savez que j'en ai le droit. Il n'y a pas de preuves concernant votre collaboration avec le régime despotique précédent mis en place, considérez-vous heureux, cependant, si vous n'êtes pas...mh...entièrement à notre service, nous pourrions trouver un ou deux citoyens que vous auriez malencontreusement tué. Les cachots ne désemplissent pas, vous savez. »

Et c'était un grand malheur. Vidal haïssait son métier. Il l'honissait par tous les pores de la peau. Pour retrouver la vie qu'il avait avant, il aurait donné beaucoup de choses, dont ce superbe uniforme, combien même il lui tenait chaud. Il était un homme d'action, de complot et de voyage, pas un chef de la police ; pas un interrogateur. Dans cette peau détestable, il avait soudainement l'impression de revoir le bras droit de Louis. Son nom lui échappait, mais pas le frisson qui le parcourait lorsqu'il songeait à sa peau blanche et à ses cheveux noirs. Corbeau de malheur.

Il se prenait pour un grand ? Lui faisait les gros yeux et un sourire de sorcière ? Ça marchait peut-être sur les gardes, car eux, ils étaient des connards qu'il suffisait de payer pour passer, mais si lui avait mené la rébellion pendant des années, ce n'était pas pour rien. Alors, avec un grand sourire, Vidal lui tendit la main et, contre toute attente, il fit un doigt d'honneur. Pas celui des français, mais celui des anglais, avec l'index. Sourire zen. Peu à peu, devant ce type et suite à toutes les menaces qu'il avait pu essuyer, il sentait ses nerfs se craqueler. Un à un.

Et puis il lui mit un gros coup de pied dans le ventre.

« Où est-elle !? »
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Lord Lucien

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MessageSujet: Re: Prends garde à la Paix secrète { Lord Lucien   Mer 7 Jan - 0:43


  • Lucien en serait resté comme deux ronds de flan – ou plutôt, il en restait comme deux ronds de flan, tellement l'indignation risquait de l'étouffer si jamais elle se réveillait tout à coup devant la tirade de cette misérable vermine. On en avait pendu pour moins que ça. Quelle tristesse qu'un mauvais régime se soit mis en place. Si on avait laissé le choix à Lucien, nul doute que cela ne se serait jamais, jamais passé comme ça. Mais comme on ne lui avait jamais demandé son avis, il se retrouvait à devoir écouter les sornettes d'un petit individu sinistre, qui se permettait de lui gâcher son précieux temps, qu'il aurait pu utiliser à faire tout un tas d'activités de nobles très importantes telles que... Bref, des activités de nobles très importantes et très secrètes, qui ne devaient aucunement tomber sous des yeux peu fiables.

    Rien que le fait que l'on mentionne de le torturer suffisait à le faire s'étouffer d'indignation. Il se sentait devenir très blanc. Ou très rouge, il ne savait pas. Mais le discours le mettait hors de lui : se rendre compte que plus personne, à part quelques individus isolés qui n'oseraient jamais se faire remarquer, n'avait de respect pour la société, ne lui faisait pas plaisir. Il le savait, bien évidemment. Mais en avoir un exemple sous les yeux rendait la réalité d'autant plus tangible, et d'autant plus douloureuse. Le monde qu'il avait toujours connu s'était bel et bien écroulé, et cette certitude faisait peser un nœud sur sa gorge. Toutes ses certitudes, ses attitudes et ses valeurs ne lui seraient plus d'aucune utilité dorénavant. Il pouvait encore avoir une grande maison, des serviteurs et des mets délicieux, il pourrait encore jouer au maître dans sa demeure, mais à l'extérieur, plus rien ne serait jamais comme avant. Si le sang et le feu n'avaient pas suffi à lui faire sauter cette évidence au visage, Vidal, lui, avec son ton boudeur et ses mots secs, était assez clair. Il avala sa salive. La boule descendit dans son ventre.

    Dans ses oreilles bourdonnantes tournoyait la voix de l'homme en face de lui, éveillant un écho lointain dans ses souvenirs. Où l'avait-il déjà entendue ? C'était ténu, mais il était sûr qu'il la connaissait.

    Alors qu'il approchait de la vérité, son regard fut attiré par le geste obscène proféré par son interlocuteur. Lucien en resta sans voix. Il pouvait se montrer détestable, mais il avait été relativement passable par rapport à d'autres fois. Son comportement justifiait-il un tel traitement ?

    Il allait répondre par un sarcasme bien senti à cette débauche de vulgarité quand il ressentit soudain une intense douleur dans le ventre qui le plia en deux, laissant échapper un sifflement entre ses lèvres entr'ouvertes. La respiration coupée, autant par la douleur que par l'indignation, il s'appuya au premier meuble qui lui tomba sous la main, et s'y accrocha le temps de reprendre son souffle. Décidément, il allait de surprise en surprise, et apparemment, ce ne serait pas pour son bien. Il tenta de reprendre contenance, inspira une dernière goulée d'air et pinça les lèvres, haussant les sourcils, avant de se retourner vers Vidal, tout en se maintenant prudemment en retrait. Voilà qu'il avait en face de lui un fou furieux. La belle affaire. Theophil n'était jamais quand il fallait, ce petit imbécile. Toujours à traîner dans ses pattes comme le benêt inutile qu'il était, sauf quand Lucien avait réellement besoin de ses services. Il lui ferait comprendre sa douleur en rentrant, tout à l'heure – en omettant soigneusement de mentionner le détail concernant les sévices physiques, le soldat était trop capable de s'en réjouir, ce qui mettait définitivement la fierté de Lucien à mort, vu comme elle était malmenée en ce moment-même.

    Surtout qu'à la base, il n'avait réellement aucune idée d'où se trouvait cette foutue gamine ! Et il ne tenait surtout pas à le savoir. Au moins, il ne pouvait pas avoir à révéler ce dont il n'avait jamais entendu parler.

    Il eut l'impression ue sa voix était éraillée quand il se remit à parler.

    « Quelle réplique pleine d'éloquence. J'avoue que je suis grandement impressionné. »

    Il se demanda vaguement quelles pouvaient être les conséquences d'un affrontement avec un représentant du régime républicain. Elles ne seraient certainement pas bonnes. Mais s'aplatir devant un homme comme lui ? Ses ancêtres se retourneraient certainement dans leur tombe ! Oui, mais finir sur l'échafaud ? Il n'avait pas d'héritier pour perpétuer son nom.

    « Je vous ai déjà dit que je ne savais pas où était cette enfant. »

    Ramper pour conserver sa vie, ou tenir tête quitte à en payer les conséquences ? Cet homme l'avait volontairement malmené et menacé. Pouvait-il décemment le laisser faire ? Oui, mais il ne voulait pas mourir. Il repensa aux gens de sa maison, à Vidal qui s'était emporté si facilement, à Theophil qui ne manquerait certainement pas de se moquer de lui s'il le voyait dans une telle situation.

    Il rouvrit la bouche pour contre-attaquer.

    « Je reconnais bien là la fange du royaume. Frapper et tuer pour obtenir ce que vous désirez. Dites-moi, en quoi êtes-vous différent du régime royal ? Y a-t-il moins de morts sous votre gouvernement ? »

    Il écarta les bras, englobant la pièce autour de lui.

    « Pourchasser les petites filles, c'est un de vos grands principes ? »

    Il savait qu'il ne parlait pas en sa faveur. Pas du tout. Seulement, la frustration et la peur qu'il avait emmagasinée (car oui, l'angoisse de vivre à présent dans un pays en ruines et hostile n'avait pas été sans conséquences sur ses nerfs, même pour lui, d'habitude protégé par son assurance et la certitude de sa valeur) demandaient à présent à sortir, expulsées par les paroles et la violence de Vidal.

    « Sans vouloir vous offenser, bien évidemment. Je m'en voudrais si vous deviez vous fatiguer à m'inventer un ou deux crimes pour pouvoir me faire croupir en prison. »

    Qu'allait-il faire, si jamais on s'en prenait à son confort, ou à sa vie ? Pourrait-il survivre dans des conditions précaires ? Il en doutait. Il avait toujours vécu dans un cocon de privilèges.

    Et cette voix, familière, qui continuait à l'agacer.



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Vidal

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MessageSujet: Re: Prends garde à la Paix secrète { Lord Lucien   Sam 2 Mai - 1:12

Criez autant que vous pouvez, de toute façon, personne ne vous entendra, là où vous êtes, là où vous méritez d'aller. Là, juste sous vos pieds, vous étiez loin de vous douter de ce qui reposait. Des centaines de cadavres, les os, les corps fins de ceux qui avaient été emprisonnés là pendant des mois et des mois, des années et des années, pendant les règnes de la monarchie, puis de la rébellion. Ils avaient un fonctionnement qu'ils disaient antagoniste au fondement la royauté de cet idiot de Prince Armand, mais n'étaient-ils finalement pas pareil, avec leurs petites batailles mesquines, leurs exécutions sommaires et le reste ? Si Vidal était sûr de quelque chose, c'était qu'il devait commencer à préparer sa défense. Les pièces de l'échiquier avançaient, lentement mais sûrement : Armand, le roi emprisonné dans son château. Le Cavalier, tuant des gardes républicains à gauche et à droite, sans que personne ne réussisse à savoir qui il était avec exactitude...et la princesse Eden, qui était-elle ? Peut-être bien la reine, en fait, et Vidal savait que plus tôt il connaîtrait son emplacement, et plus tôt il serait apte à manipuler Armand. Même si le Prince n'était pas très haut dans l'estime du peuple, il ne pouvait corroborer certaines actions, comme si toute sa vie était destinée à rester dans l'ombre.

Il avait frappé délibérément Lucien, et le regretterait probablement plus tard. Pour bonne excuse, il était un peu sur les nerfs, ces derniers temps, mais rien n'excusait le fait d'avoir frappé un des derniers types qui pourraient être un potentiel allié, du fait de son statut neutre. Vidal se sentit épuisé : il n'arrêtait d'enchaîner erreur sur erreur, ces derniers temps. Il s'assit par terre, sans ne plus prononcer le moindre mot : que ce type se souvienne qu'il avait la voix du mec qui l'avait enlevé lors des événements que l'on connaît et ce serait la catastrophe complète. Il prit son chapelet en main, se frotta la tête de l'autre.

« Je hais cet uniforme. Je m'excuse, Lord Lucien. Mon geste ainsi que mon acte ont été déplacés. Je comprends que vous soyez maintenant peu réceptif à mes demandes. »

Il se sentait sale comme jamais, comme si il avait apprécié pendant une seconde le fait d'avoir du pouvoir et de pouvoir l'utiliser. C'était une drôle de sensation, pour Vidal qui avait toujours manigancé la chute du pouvoir de ses cuisines, épris de liberté, mais sans croire vraiment qu'un tel moment viendrait un jour. Et que pouvait-il comprendre, ce type ? Il ne savait pas tout ce qu'il avait traversé et ce qu'il vivrait sans doute bientôt. Le Pouvoir avec un grand « p » était quelque chose de drôlement dangereux, et dès qu'il l'approchait trop, Vidal avait l'impression de se brûler les ailes.

Il enleva la funeste veste de l'uniforme des républicains, se foutant torse-nu : il se sentait mieux, ainsi. La cicatrice qui le défigurait déchirait également son torse de manière disgracieuse, mais il s'en foutait. Le noble en face de lui ne devait rien y comprendre, mais il n'en avait rien à foutre : Vidal venait juste de comprendre qu'il était un être humain faible. Que malgré ses aspirations, ses rêves, il était comme tous les êtres humains, prêt à céder à la violence quand il se rendait compte qu'il possédait un peu de pouvoir. Peut-être pouvait-il dire qu'il comprenait Armand, maintenant...c'était sûrement le pire.

« Mh...Vous devez vous dire que je suis un con, mais je vous crois. Vous devez également vous dire que je suis mal élevé, mais c'est vrai. Je n'en ai pas eu le loisir, c'est pas pour rien que j'ai été commis dans une cuisine, ces dernières années. Je voudrais vous proposer un pacte, Lucien. De manière très sérieuse...mais tout ceci doit rester secret aux oreilles de la République. »

Vidal soupira. Il ne s'était pas assis sur un fauteuil pour ne pas brusquer Lucien. Sur le sol, il avait sûrement l'air bien moins dangereuse.

« Car, pour répondre à vos questions, il y a autant de morts injustes, de têtes coupées. Et Louis n'est que le premier. La mienne risque de suivre, et celle de Armand, si je ne suis plus là pour le protéger et dire qu'il peut encore nous être utile. Le pouvoir monte vite à la tête des gens, et mon geste de tout à l'heure le démontre, Mylord. Je désire retrouver Eden car, ainsi, j'aurais un allié de poids. Je suis et j'ai toujours été un utopiste. Je hais ce rôle, celui de la police et du poseur de question. Armand doit être libéré, et je le ferai au péril de ma vie...mais avant, je dois retrouver Eden. »

Il était sérieux, aucun sourire n'éclairait son visage. Il avait froid et sa peau se hérissait, mais il refusait de porter encore cette ignoble veste.
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MessageSujet: Re: Prends garde à la Paix secrète { Lord Lucien   Mer 22 Juil - 13:37

  • Il était clair et net à présent qu'il avait affaire à un fou. Dans quel monde frappait-on les gens comme une bête sauvage avant de s'excuser en mimant l'être civilisé ? Lucien avait de plus en plus l'impression d'affabuler. Il allait peut-être se réveiller dans sa chambre. Ou il était tombé dans la rue. Ou mort. Ce qui se passait ne pouvait vraisemblablement pas être en train de se passer. Sauf si, comme il le pensait, il se trouvait en face d'un désaxé. Qui avait à présent décidé de lui raconter sa vie. N'aurait été la cuisante douleur qui se propageait encore dans son ventre, l'option du sommeil lui aurait semblé la plus probable. Cependant, il avait les yeux bien ouverts, et le sol sous ses pieds lui paraissait aussi dur que s'il était réel, et c'était sûrement la preuve qu'il l'était. Il laissa son adversaire dévider sa diatribe, sans l'interrompre, retenant un haussement de sourcil devant le langage si peu policé qu'il employait. Avec Theophil, il aurait pu y être habitué. Cependant, celui de Vidal lui semblait plus dur. Là où les insultes qu'il entendait dans la rue lui apparaissaient parfois factices, comme rajoutées sur du vernis, les termes employés par Vidal figuraient comme une pierre pleine d'anfractuosités, qui n'aurait pas été polie.

    Il retint un tressaillement, et hésita à laisser échapper un ricanement. Un pacte ? Après ce qu'il venait de subir, il pouvait toujours courir. Avait-on idée de le traiter de la sorte pour ensuite essayer de s'en faire un allié ! Le moins que l'on puisse dire, c'était que cet homme avait une curieuse idée des affaires. Il n'en revenait pas d'être coincé ici, obligé d'écouter un commis de cuisine. Nul doute que sa grand-mère lui aurait arraché la peau des doigts si elle avait été au courant. Sa bouche se salissant à parler aux rebus ? Quelle honte pour la famille ! Avait-on idée de commettre pareilles ignominies ? Cependant, sa grand-mère n'avait pas vécu des temps aussi troublés que les siens. Et il n'avait aucune envie que Vidal se remette dans l'idée de le frapper. Il ne se ridiculiserait pas à se faire martyriser en essayant de fuir, merci bien. Il avait encore un certain sens de la dignité. Hormis quand il devait s'appuyer aux murs d'un air misérable, en se demandant encore d'où le coup avait pu partir. Mais personne ne serait au courant de cela – il l'espérait.

    Il avait du mal à croire qu'il était coincé dans une pièce sombre, à écouter un illuminé à moitié nu. Il avait cru halluciner quand son interlocuteur avait retiré sa veste. Où se croyait-on, ici ? Est-ce que lui se permettait d'enlever ses vêtements les uns après les autres ? (Bon, certes, mais pas dans ce genre de circonstances). Il laissa planer le silence après que Vidal ait fini de parler. Il désirait retrouver Eden pour mener ses manigances personnelles. A son aise. Il ne voyait en quoi il serait mêlé à cela. Il n'avait aucune information, ayant veillé à se tenir à l'écart de tous les complots possibles et imaginables. Tout en gardant pied dans la haute société des années durant, il ne s'était jamais intéressé à la politique. Beaucoup trop d'ennuis à son goût, pour peu de jouissance à l'arrivée.

    Ce fut d'un ton sarcastique qu'il reprit la parole.

    « Vous désirez sauver votre peau dans la catastrophe ambiante, c'est tout à votre honneur. Cela démontre que vous n'êtes pas aussi fou que vous en avez l'air. Cependant, je ne vois pas en quoi cela me concerne. »

    Il ne voulait surtout pas savoir pourquoi cet homme prenait la peine de lui raconter ce qu'il avait en tête. Il avait réussi à conserver sa vie et celle des membres de sa maisonnée, pour l'instant. Il ignorait combien de temps cela pourrait durer, et il avait peur de le savoir. Le pacte mentionné plus tôt ne serait pas synonyme de bonheur pour lui, de cela il était certain. Ce qu'il avait médiocrement réussi à conserver dans ces jours lui serait-il enlevé ? Il ne le voulait pas. C'était tout ce qui lui restait, et tout ce qu'il avait jamais eu ces dernières années.

    Il eut un geste de la main, comme s'il ramenait en arrière les objections qu'il aurait pu avoir.

    « Par ailleurs, je n'ai aucune information pouvant vous intéresser. Même si je les avais, je ne vous les donnerais pas. »

    Qui l'aurait fait ? Ceux qui n'avaient aucun instinct de survie, certainement. Et puis, cette gamine était certainement bien plus heureuse là où elle était (sûrement dans la crasse, au milieu de gens qu'elle n'avait auparavant jamais côtoyés, rustres et grossiers, parce que la gentillesse était rarement présente quand la nécessité de survivre prédominait) que reprise dans les filets de la politique, à laquelle il était peu probable qu'elle comprenne quelque chose.

    Soudain, il se rappela où il avait déjà entendu cette voix. Il énonça son affirmation calmement, sans laisser filtrer aucune émotion. C'était un fait qu'il mettait en évidence. Il se rendit compte de la réalité au moment même où elle sortit de sa bouche.

    « Vous êtes le rebelle qui avait organisé l'enlèvement. »

    Ce souvenir restait encore comme une marque cuisante dans son esprit. Plus que la peur qu'il avait pu ressentir, c'était l'humiliation de se sentir à la merci d'un tiers qui lui était restée. Une impression inadmissible pour quelqu'un de la trempe de Lucien. Il était coutumier des ordres et les appréciait, lorsque c'était lui qui les donnait. Quand il les subissait, il les aimait beaucoup moins. On n'avait jamais retrouvé l'inconscient à l'origine de ce coup monté. Il fut soudain pris d'un doute. Était-ce vraiment lui ? Après tout, il n'avait jamais vu le visage de l'homme quand ces événements avaient eu lieu. Mais si c'était le cas, l'ironie de la situation était flagrante. Celui-là même qui avait cherché à détrôner le gouvernement cherchait à présent une petite fille liée aux tyrans ? Cela paraissait idiot, et terrible à la fois.

    Il ne put s'empêcher de détailler une nouvelle fois son vis-à-vis, assis à présent dans un fauteuil en face de lui, greffant enfin un visage sur ces heures humiliantes.
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