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 Bon retour à la maison [libre]

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Aaron Arkness
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MessageSujet: Bon retour à la maison [libre]   Sam 5 Oct - 17:37

Aaron arriva dans la ville. Elle n'avait pas tant changé que ça. Son épaule était douloureuse, il ne l'avait pas encore à proprement dit soigné. Il avait fait en sorte que ça ne s'infecte pas. Le voyage a été plutôt long et la blessure avait commencé à cicatriser. Dès son arrivé dans l'enceinte de la ville il se dirigea vers la sortie menant aux falaises pour rejoindre au plus vite les catacombes. Enfin il y aurait eu plus rapide mais moins tranquille. Une fois au sein du dédale, il se dirigea vers sa "chambre". Il était pressé de revoir cette pièce où son frère avait vécu pendant longtemps. Il prit le passage à sa droite déplaça une toile sombre servant à séparer la pièce du couloir et entra. Il s'effondra sur le lit en s'attendant à déplacer beaucoup de poussière, mais en s'assoupissant de suite il ne remarqua pas que la quantité de poussière déplacée montrait un entretien de la pièce régulier. Ses rêves n'étaient que des souvenir de sa mère, son frère et lui, de leur pauvre maison et de ces catacombes  et souterrains où bon nombre de criminels se plaisent à vivre. Pourquoi cela ? Peut être parce que c'est discret et que tu ne risque pas trop de ta faire capturer dans ton sommeil sauf si quelqu'un t'a vendu pour quelques pièces.

Aaron ne se réveilla que bien plus tard. Il se leva et rejoignit machinalement la source d'eau potable voisine. Au dessus, à la surface, c'était la plus grande fontaine de la ville. Il se lava le visage puis se déshabilla et lava à l'eau fraiche son corps. Il sortit son couteau de son fourreau et chercha sa blessure. Une fois trouvée, il resserra sa prise sur sa lame et commença à entailler sa chair pour en extraire la balle qui s'y était logée. La blessure saigna longuement et le brun prit sa chemise et se la plaqua en boule sur l'épaule pour absorber le sang qui s'écoulait de la plaie. Il retourna dans la pièce, il savait qu'il allait sûrement souffrir de fièvre durant quelques temps, le temps que son corps se remette de cette nouvelle blessure. Mais Aaron se sentait en sécurité dans ce lieu où son frère vivait. Il se rendormit la main collé sur la pierre où était écrite les dernière volontés de son frère.








[HRP]Fallait bien que je poste un jour  C'est court mais bon, je ne vois pas comment je pourrais faire plus Donc, libre à vous de répondre
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Izaiah

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MessageSujet: Re: Bon retour à la maison [libre]   Ven 7 Mar - 23:32


    Il poussa un juron en s'apercevant que sa victime s'était retournée un instant trop tôt qu'il ne l'aurait fallu. L'homme ouvrit de grands yeux sous sa capuche, poussa une exclamation et se mit à courir. Izaiah sentait son manteau battre ses pieds au rythme de sa course, il s'humidifia les lèvres et formula dans ses esprits toutes les pires insultes qu'il connaissait sans discontinuer. A défaut d'être utile, cela avait le mérite de le défouler et de lui faire oublier sa défaillance. Pendant ce temps, l'autre part de son esprit était occupée à chercher une solution pour abattre le bonhomme avant qu'il ne réveille toute la ville. La nuit était déjà avancée, mais il s'apercevait avec horreur qu'ils se dirigeaient vers les faubourgs où les fêtards avaient l'habitude de se rendre jusqu'à une heure tardive, et cela n'était pas bon pour lui, pas du tout. Accélérant le mouvement, il fit trois pas qui lui semblèrent gigantesques, repéra du regard un pierre qui paraissait assez grosse, la saisit dans la foulée, visa pendant les quelques secondes qu'il s'octroyait, aurait prié s'il avait un dieu, et lança son projectile. Pendant un instant, il douta d'atteindre sa cible, puis il vit l'autre s'écrouler au sol, en même temps qu'un groupe tournait à l'angle de la rue. Il leva les yeux au ciel en se mordant les lèvres. Fallait-il qu'il ait la poisse, ce soir, pour que rien ne se passe comme prévu. Un peu plus et il verrait débarquer des républicains en furie. Réfléchissant à toute vitesse, il attrapa par le col sa victime, qui était sur le point de se réveiller. Sans hésiter une seconde, il lui redonna un bon coup sur la nuque, le saisit sous l'épaule comme s'il était un bon camarade, et entreprit d'adopter une démarche qui tanguait tout ce qu'elle savait. Quelques mètres avant de croiser le groupe, il se mit à parler à l'homme inconscient d'une voix de soûlard (qu'il trouvait proprement outrageante et qu'il aurait évité s'il avait eu le choix, ou une idée plus brillante que celle-là), répondit de la même manière aux apostrophes du groupe, certaines insultantes, d'autres enthousiastes, et attendit qu'ils aient atteint la rue suivante. Surveillant les alentours du coin de l'œil, il chargea sa victime sur ses épaules, courut vers le port, trouva un coin tranquille. Peut-être un peu trop tranquille, d'ailleurs. Une détonation risquait de faire dresser l'oreille à tous les alentours. Alors, s'agenouillant près du corps étendu au sol, il mit une main sur sa bouche, colmata le nez, et attendit. Il tint bon devant les soubresauts du corps, et quelques minutes après, un bruit d'éclaboussures retentissait au milieu des entrepôts déserts. Remettant son manteau en place, il vérifia que rien n'indiquait sa présence en ce lieu, et entreprit d'atteindre sa cachette actuelle.

    Il avait choisi de s'établir dans les catacombes pour quelques temps, un homme un peu trop collant, ami d'une victime, ayant entrepris de pister sa trace et étant passé bien trop près de sa dernière demeure à son goût. Jusqu'à ce qu'il découvre l'identité du gêneur et puisse s'en débarrasser, il avait donc choisi un endroit qui, bien que peu confortable, avait au moins l'avantage de se prêter bien peu aux réunions mondaines. C'était donc pour cette raison que, depuis quelques temps, il hantait les catacombes, tout en n'attendant que l'occasion d'en sortir. L'habitat était certes pratiques car bien dissimulé et personne, par peur de ce qu'ils y trouveraient, par religion, ou par pure superstition, n'osait s'y aventurer, à de rares exceptions qu'il avait vite mis dehors avec sa subtilité habituelle. Cependant, il ne goûtait guère la proximité des cadavres (ou de ce qu'il en restait, du moins) et à leur pensée, de vieux récits de son peuple lui revenaient en mémoire, hantant son esprit, parfois avec la voix de sa mère, parfois avec celle des vieilles femmes de leur groupe, et le crépitement des flammes, le soir, sous les étoiles, lui revenait en mémoire, parfois suivies des chants, et du bruit des cordes contre le bois. Il n'aimait pas les lieux qui rappelaient. Il les appréciait pour leur utilité et leur neutralité. Il se fit la promesse, en disparaissant dans l'ouverture près des falaises et en allumant une bougie qu'il avait placée dans une alcôve, de débusquer son gêneur le plus rapidement possible. Il en avait assez des os, de l'obscurité, de la poussière et de l'odeur de grenier. Même la plus bruyante des auberges ferait l'affaire, du moment qu'il quittait cet endroit sous terre, étouffant et mélancolique.

    Au moment où il allait pénétrer dans la pièce qu'il occupait, il sentit qu'il y avait un problème. Le sol était légèrement remué, comme si des pas l'avaient foulé. Le rideau ne lui avait pas semblé demeurer dans cette position, lorsqu'il était parti. Izaiah était attentif à ce genre de détails. C'était pour cela qu'après tant d'années à exécuter des gens, il était encore en vie. Sans un bruit, levant les talons pour ne pas qu'ils claquent sur la pierre, il entra sans un bruit dans l'abri, avisa tout de suite le corps étendu sur le matelas, la respiration d'un individu, le tissu imbibé de sang sur l'épaule, une masse de cheveux noirs et des paupières closes. Un instant, il s'interrogea sur la marche à suivre et sur la présence de l'étranger dans cet endroit reculé. Il n'y était certainement pas par hasard. L'entrée des catacombes était difficile d'accès, les gens connaissaient cet endroit comme un repaire de malfaiteurs et ne s'en approchaient que rarement. Était-ce un allié de celui qui le pourchassait? Mais dans ce cas, il ne se serait certainement pas endormi dans son repaire. A moins d'être trop mal en point. Son regard glissa à nouveau sur l'épaule. Il haussa les siennes. Autant le réveiller, et si sa réponse ne lui plaisait pas, il le descendrait. Après tout, qui pourrait l'entendre ici? Les morts ne parlaient pas, dénonçaient encore moins.

    Il sortit son arme, en pointa son canon sur le visage endormi, donna dans le même temps à l'autre un coup de pied au côté. Les yeux s'ouvrirent, et sa voix bourrue s'éleva dans l'air, résonnant contre la voûte de manière fort désagréable à ses oreilles.

    « Je te conseille de me dire qui tu es, et rapidement. »

    Il n'avait vraiment pas de chance avec ses cachettes, en ce moment.

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Aaron Arkness
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MessageSujet: Re: Bon retour à la maison [libre]   Dim 23 Mar - 17:28

Aaron sentit un coup qui le réveilla de suite, les sens en alerte. Trouver la source du coup n'a pas été très difficile, un homme le tenait en joug prêt à tirer. Il s'installa tranquillement contre le mur face à l'autre, la main sur l'épaule. Il fixait l'autre homme dans les yeux, des yeux dorés.

Je ne pense pas que mon nom t'aide en quoi que ce soit puisque j'ai disparu bien trois années de la ville. Et, j'me disais bien que quelqu'un avait élu domicile ici. Je rentre chez moi et une autre personne vit ici. Stupide et... agaçant.

Aaron était clairement en position de faiblesse, son pistolet était dans son sac derrière l'homme, son couteau était à portée de main mais le jeune homme se savait bien trop lent pour réussir à attraper l'arme et se jeter sur l'autre avant qu'il ne puisse tirer. Il allait devoir se montrer un peu plus bavard qu'à son habitude pour essayer de déstabiliser son adversaire et trouver une faille. Mais il avait clairement l'air de savoir s'y prendre, il va être vraiment difficile de se sortir de ce mauvais pas.

Dis, tu comptes vraiment tirer sur un pauvre type blessé ? J'imagine que oui en fait, t'es un assassin non ? Moi aussi j'en ai buter des types pour retourner chez moi. Tu te rends comptes ? On doit tout deux éliminer des gens parce qu'ils nous gênent. Mais j'aurais jamais cru me faire buter comme ça.

Aaron poussa sur ses bras et se releva rapidement. Il donna un coup de pied à l'autre. Il attrapa rapidement son couteau et se mit face à son adversaire, les yeux complètement inexpressifs. Couteau contre arme à feu, le combat était plié en faveur de l'intrus, quoique pour l'autre l'intrus est Aaron. Il n'avait plus qu'à attendre sa mort prochaine à moins qu'il soit chanceux, ce qui semble peu probable. Attaquer ou rester à se regarder ? Le brun choisit d'attaquer, il chargea l'homme.
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Izaiah

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MessageSujet: Re: Bon retour à la maison [libre]   Mer 4 Juin - 16:19

(Désolée pour l'attente .__. J'espère que ça te convient, sinon envoie-moi un mp hein!)






  • En deux secondes, l'autre avait déjà réussi à l'agacer. Il avait beau savoir se contrôler, il n'avait jamais été connu pour sa patience légendaire – en fait, il gagnait à ne pas être connu du tout, mais cela était une autre histoire. Il voulait bien être bonne poire (après tout, il n'avait pas directement calé une balle entre les deux yeux de l'inconnu) mais se faire traiter de type stupide, il appréciait assez moyennement (agaçant passait encore, il se savait doté d'un assez mauvais caractère, mais il se targuait de ne pas être si stupide que ça). Non seulement on lui dérobait sa cachette, mais en plus on le recevait de manière désagréable. C'était fort. Il esquissa un sourire menaçant, son esprit travaillant à toute vitesse.

    Le garçon venait de dire qu'il revenait d'une disparition de trois ans. Loin de le rassurer, cette affirmation le mettait mal à l'aise. Vouloir revenir dans un pays comme celui-ci n'était pas tellement bon signe. Et s'il mentait, cela signifiait qu'il avait le cran de lui tenir tête, alors qu'il était en mauvaise posture, ce qui ne présageait rien de bon pour la suite. L'ennui était qu'il ne pouvait pas faire confiance à un inconnu. Vérité ou mensonge ? Il importait de le découvrir.

    Mais il était clair pour lui que s'il avait eu le choix, il n'aurait jamais habité dans un endroit aussi insalubre. Le garçon devait avoir un grain pour vouloir revenir dans un coin comme celui-ci.

    Il haussa les épaules en l'entendant parler de « pauvre type blessé ». Blessé ou pas, c'était toujours un intrus, et un danger potentiel. De toute façon, quitte à abattre les gens, pourquoi s'arrêter à ce genre de considérations ? Beau ou laid, grand ou petit, blond ou brun, quand il leur avait tiré dessus, au final ils étaient tous morts, malgré leurs différences. De plus, il préférait sa propre vie à celle des autres. C'était égoïste. Personne ne l'attendait à la maison, lui. Il était clair qu'il ne tuait pas les méchants, mais les gênants, ce qui faisait une grande différence. Il n'était pas bon, ni gentil, mais il savait ce qu'il voulait. Et si pour préserver son existence il devait descendre des blessés, quelle importance ? C'était pour son propre bien.

    Il marmonna  dans sa barbe en l'entendant parler des gens qu'ils avaient tués tous deux. Il s'en fichait, lui, des gens dont il se chargeait. Ce n'était pas pour lui. Il faisait juste la commission, en échange de quelques sous. Il eut envie de dire que, pour l'instant, il ne savait pas s'il allait passer à l'acte, mais l'autre ne lui en laissa pas le temps. Izaiah poussa un juron quand il reçut le coup de pied, chercha à attraper le garçon avant qu'il ne s'échappe, le manqua, se traita de tous les noms intérieurement, ce qui, malheureusement, ne fut pas d'une très grand utilité. Il se retrouvait à présent avec un jeune homme armé d'un couteau pile en face de lui, qui le regardait avec un air qu'il ne qualifierait pas d'avenant. L'instant d'après, on le chargeait sans préavis. Il soupira.

    Il esquiva la charge, laissa tomber son pistolet à terre (ce n'était pas parce qu'il savait s'en servir, et le faisait sans vergogne, qu'il adorait égorger des innocents, au contraire), et réussit à faire tomber le gamin, l'immobilisant au sol.

    « J'te jure, personne n'avait tiré, t'étais obligé de faire ça ? »

    En tous cas, ce n'était pas le comportement d'une personne innocente. Pourquoi tenter de le blesser s'il ne s'était pas senti coupable ? Par désir de se protéger, peut-être. Mais les personnes pacifiques n'avaient pas le réflexe de se jeter sur la première arme venue pour riposter. De ce qu'il avait vu, la réaction était en général un peu plus paniquée que cela (alors que le garçon avait cherché la riposte en toute connaissance de cause, et avec un sang-froid impressionnant), voire enlevait aux victimes tous leurs moyens, les laissant immobiles et sans force. Les faibles n'étaient pas aussi rapides. Ce à quoi il venait d'assister, c'étaient les gestes de quelqu'un qui se tenait sur ses gardes. Ses mèches tombant devant ses yeux (elles commençaient à devenir trop longues, il allait falloir qu'il trouve une paire de ciseaux pour arranger ça avant qu'il ne devienne totalement aveugle), il reprit son souffle quelques secondes. Comme s'il n'avait pas fait assez d'exercice aujourd'hui. Tout ce dont il rêvait, c'était d'une soirée de tranquillité, pas d'un duel dans les règles (ou leur absence). Quelle calamité. Il avait vraiment la poisse avec ses planques, en ce moment.

    « Au moins, tu fais pas dans la subtilité, hein. »

    Bon, il pouvait parler, mais ce n'était pas lui qui avait attaqué le premier. Il avait menacé, nuance. Tout était toujours dans la nuance. L'altercation avait au moins eu le mérite de faire un peu redescendre son indignation. Il n'était plus que curiosité – et un petit reste d'agacement, mais il était constamment un peu de mauvaise humeur, donc cela ne comptait pas réellement. Par mesure de précaution, il ramassa tout de même le pistolet qui trainait à côté de son pied droit, et, dans un rapide mouvement de poignet, vérifia que la chute ne l'avait pas abimé.

    « Malheureusement, ce genre de comportement ne m'indique pas vraiment que tu es l'innocence incarnée. Tu es bien trop prompt à l'attaque. »

    Si seulement il avait quitté cette cachette plus tôt, il n'en serait pas là. Elle était glauque, de toute façon. Il n'aimait pas tellement la proximité des morts, avec ça – dans l'optique où il était possible que quelqu'un apprécie cela sans être complètement malade. Il aurait dû écouter la petite voix dans sa tête qui lui disait qu'il était totalement malsain de vivre dans ce genre d'environnement. Mais, comme d'habitude, il avait attendu le dernier moment – parce que trouver une planque n'était pas simple, parce qu'il avait beaucoup de boulot, et une flemme monstrueuse quand il avait fini. Maintenant, il se retrouvait avec un gamin sur les bras, sans savoir qu'en faire, et avec un minimum de conscience qui lui interdisait de le faire disparaître immédiatement.

    La belle affaire. Apparemment, il n'allait pas se coucher tout de suite.


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Aaron Arkness
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MessageSujet: Re: Bon retour à la maison [libre]   Sam 28 Juin - 12:42

La charge a été vaine, comme il s'en doutait. Aaron se retrouva au sol, immobilisé pas l'autre. Il ignora la douleur dans son épaule qui, il le sentait, s'était remise à saigner.


Obligé ? Tu va me buter, non ? À moins que j'ai piqué ta curiosité? Laisse moi rire. Une gêne ne peut être rien d'autre que quelque chose à éliminer.


Toujours au sol, Aaron écouta ce que l'homme faisait. Il soufflait. Il était fatigué ? Ce n'était pas cette minable altercation qui pouvait l'avoir fatigué à ce point ? Ou alors il est plutôt faible, ce qui signifierait que le brun serait dans un état minable. Il rejeta complètement cette explication. Cette balle n'avait pas pu lui faire autant de dégâts. C'était impossible ! Que faire ? En relevant la tête, suffisamment pour le faire grimacer, il avisa le revolver. Dans l'action l'homme avait préféré le lâcher et contrer avec ses mains. Il tenta de bouger son bras et étouffa un juron quand il se rendit compte que jamais il ne pourrais prendre cette arme et l'utiliser sans se bousiller le bras à jamais.


« Au moins, tu fais pas dans la subtilité, hein. »


La subtilité ? Qui a dit que dans ce genre de cas la subtilité est mieux que la violence pure et stupide. Là, il se sentait vraiment stupide de ne pas s'être forcé à rester éveillé, il n'aurait pas été prit ainsi de court. L'autre ramassa le revolver et Aaron lâcha un juron. Il se releva, mais ne fit rien de stupide. L'intrus l'avait complètement à sa merci. Il posa sa main sur son épaule, il sentait le sang poisseux et chaud sortir de la blessure et couler le long de sa main, de son bras et de son torse. Il éclata de rire à la mention de « l'innocence incarnée », gémit, le visage légèrement tordu par la douleur.


Je te l'ai dit non ? Pour revenir ici j'ai dû éliminer ce qui me gênait, alors ton innocence tu peux te la garder pour ces foutus types qui ne font rien que s'incliner devant le pouvoir. Même si on en profite.


La lueur amusée de ses yeux disparue pour laisser la place au mépris. Mépris des autres, mépris de soi. Puisant de la force dans celui ci et dans la colère qu'il ressentait, Aaron regarda l'homme dans les yeux. Cet homme qui n'aurait jamais dû se trouver là et qui pourtant l'était. Puis il se détourna de l'homme et regarda la pierre taillée, mémoires de son frère. Il s'en approcha et tendit sa main pleine de sang. Il la toucha délicatement laissant un peu de son propre sang sur la pierre. Il se mit à murmurer avec un léger sourire et un regard infiniment triste.


Je suis de retour, mon frère. Je suis enfin à nouveau dans cette pièce. Mais je suis désolé, tout le sang que j'ai verser et fait verser m'a juste permis de revoir ce lieu. Il semblerait que j'ai à te rejoindre et Maman aussi.


Il se retourna et fit face à l'homme, le fixant de son regard le plus inexpressif malgré la présence des larmes qu'il refoulait. Ce n'était guère le fait de mourir qui le rendait triste, il avait vu les combats à la guerre. Non, c'était le fait qu'il ne s'était pas rendu sur la tombe de sa mère et n'avait pas put revoir la ville qu'il avait abandonné déjà trois ans auparavant.


Tues-moi.
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Izaiah

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MessageSujet: Re: Bon retour à la maison [libre]   Sam 9 Aoû - 12:03


  • Izaiah soupira. Pourquoi ne tombait-il que sur des abrutis, tout le temps ? Pas le même genre, certes, mais tous aussi embêtants et prises de tête les uns que les autres. C'était à se demander s'il n'avait pas été maudit. C'était possible. Sur la masse d'innocents (plus ou moins, c'était surtout une façon de parler, car dans le cas de fusillades entre des partis opposés, chacun était rarement tout blanc ou tout noir), il y en avait bien un qui avait réussi son coup. Et bien avec ça, le salaud ! Il ne se passait pas une semaine sans qu'il ait à résoudre des broutilles du même genre. Ou alors, il se ramollissait. La vieillesse, tout ça. Il avait beau ne pas avoir dépassé la trentaine, il se sentait déjà si vieux, comme s'il avait déjà tout vécu. Ce n'était pas vrai, bien évidemment, mais il se sentait souvent las de cette vie qui ne l'amusait que moyennement, qui lui pourrissait les mains de sang tous les quatre matins, qui l'obligeait à marcher dans la boue et à dormir caché, comme un animal sauvage. Cependant, il ne se voyait pas revenir vers la foule. C'était si compliqué de parler et d'interagir avec les gens. Ils étaient tous trop différents les uns des autres, il ne saurait pas quoi dire, quoi faire. Le pire, c'était avec les enfants. Trop spontanés, trop affectueux. Une vraie plaie. Il se serait coupé une main plutôt que d'accepter de garder un mioche pendant une journée. C'était sale, en plus. Et beaucoup, beaucoup trop proche pour lui. Il pouvait gérer avec le professionnalisme des commerçants (même s'il aurait bien filé une torgnole au boulanger qui lui avait tapé dans le dos d'un air un peu trop familier, la dernière fois. Pour qui il se prenait, à vouloir le triturer comme ça ?), mais pas avec des relations plus poussées. Les femmes, ce n'était pas la même chose non plus, d'ailleurs. C'était en actes plus qu'en paroles. Dans l'envie et le désir, tout semblait plus simple. Il suffisait de partir après, et tout roulait comme sur des roulettes. Mais abandonner son gagne-pain pour en épouser un autre (lequel d'ailleurs ? Il avait été cultivé, mais cela lui servirait-il réellement à quelque chose dans un pays soulevé par la révolution, où la moindre once de connaissances en plus soulevait directement les soupçons ?), c'était trop compliqué. Tuer, au moins, il savait faire.

    Du moins, quand c'était nécessaire. Il soupira à nouveau. L'homme en face de lui avait vraiment des tendances suicidaires. Ne connaissait-il pas la valeur de la vie ? Personne n'avait-il daigné lui enseigner qu'on ne prenait pas une vie en deux temps trois mouvements, comme on ne pouvait pas la donner en claquant des doigts ?  Il pensa un instant qu'un enfant si jeune (car malgré ses grands airs, jeune, il l'était) était effrayant de cruauté et de volonté dans le meurtre. Il pensa ensuite qu'il était bien hypocrite, pour se faire de telles réflexions. Lui-même n'était pas bien âgé, et il avait commencé il y avait un moment de cela à retirer des vies. Par nécessité, d'abord. Pour la vengeance. Par besoin ensuite, pour subsister. Et aussi, pour expulser la colère et le dégoût qu'il ressentait devant tous ces visages heureux qu'il croisait, ignorants de leur propre laideur. Qu'avait donc vécu ce garçon, pour nier les aspects les plus élémentaires de l'existence ? Il haussa les épaules. La population se partageait-elle entre les arriérés et les psychopathes en puissance, dans ce pays ? Parfois, il avait l'impression qu'il ne recelait, ici, aucune once de normalité (à part, peut-être, le boulanger qui tapait dans le dos. Mais lui, il devait avouer qu'il s'en serait bien passé).

    Il réfléchit un instant à la réflexion de l'homme. Il doutait que les types qui s'inclinaient devant le pouvoir, comme il disait, aient quelque chose d'innocent. C'était surtout de foutues vipères qui ne savaient pas quoi faire d'autres pour gagner une once de puissance dans un pays déchiré et mourant (on avait beau dire, pour l'instant la révolution avait davantage tué le peuple qu'elle n'avait sauvé de personnes, et les améliorations se faisaient attendre, le gouvernement étant plus occupé à monter sa propre petite tyrannie qu'à se soucier de ce qui se passait en-dessous d'eux. Enfin, pour ce que ça le concernait). Toutefois, son mépris montrait qu'il avait conscience de la corruption du monde. Même si c'était dommage, d'être aussi aigri à l'âge où habituellement on courait les filles et l'ivresse. A quoi aurait ressemblé ce garçon avec un semblant de sourire ? Sûrement à autre chose qu'à cet être sinistre qui se terrait dans un noir de mort.

    Il haussa un sourcil quand le garçon se mit à parler à son frère. Ben voyons, un dingue, il ne manquait plus que ça. D'après ce qu'il disait, il semblait qu'il ne restait personne sur cette terre à cet inconnu. Il frissonna. Comme lui. Lui non plus n'avait plus rien. Sa vie était aussi silencieuse que le serait un jour son tombeau (Sauf quand il y avait ce putain de boulanger qui... Il l'avait déjà dit).

    Il eut presque un mouvement de recul devant la dernière requête du jeune homme, mais se retint juste à temps. Il avisa les larmes qui perlaient au coin des yeux, les pupilles vides, une silhouette d'homme résigné.

    Il poussa ce qui lui semblait être son centième soupir en moins de cinq minutes. Quelle galère.

    « On ne tue pas les gens comme ça, gamin. On ne t'a donc rien appris ? »

    Il n'aimait pas spécialement tuer. Et imaginer la tête du garçon éclatée sur le sol ne le réjouissait pas le moins du monde, et lui donnait étrangement envie de vomir. Ce n'était pas l'acte en lui-même qui le révulsait. C'était le cadavre après, où il pouvait contempler à loisir toute l'étendue de sa monstruosité. Et il n'avait que moyennement envie de la contempler sur le corps d'un mioche qui devait avoir vingt ans à tout casser.

    « Pourquoi voudrais-je de ta vie si elle ne représente pas pour moi une menace ? »

    Il était fatigué. Si on pouvait lui éviter une nouvelle épreuve dans la journée, il en serait content. Commettre un meurtre n'était, après tout, jamais reposant pour les nerfs.

    « Si tu me disais ce que tu glandes ici, on avancerait déjà plus vite qu'avec tes réflexions à la con. »

    Cette indifférence quant à sa propre mort était tout de même effrayante.

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Aaron Arkness
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MessageSujet: Re: Bon retour à la maison [libre]   Sam 20 Sep - 15:14

Aaron regarda le type sans cacher sa surprise, pour quoi faire ? Il s’était résigné et cet homme ne comptait pas le faire. Il se laissa tomber et grimaça quand il sentit la douleur dans son épaule. La vie est importante et précieuse. Elle est si courte qu’il faut savoir apprécier chaque minute de son existence, mais cela était-il vraiment possible ? Le brun soupira. Oui, il ne voulait pas mourir et a toujours eu un peu de mal à tuer. Il connaissait la valeur d’une vie et sa fragilité, mais il connaît aussi ce que font d’autres avec leurs pouvoirs.

Parce qu’elle pourrait devenir une menace…  Franchement, je ne pensais pas être encore en vie. Je sais même pas pourquoi j’me suis pris une balle en arrivant dans ce pays. Et j’ai de la chance de pas être crevé en mer. Et je suis juste là pour honorer la mémoire de mon frère qui est mort ici il y a des années. Content ?

Aaron s’était un peu emporté, sa voix était passée d’un murmure à un cri. Il ne comprenait pas pourquoi ce type s’intéressait à lui et ça l’énervait. Depuis quand un tueur s’intéressait-il à la vie d’un inconnu ? C’était absurde. Et puis qu’est-ce qu’ il foutait là d’abord. Pourquoi ce trou en particulier ? Il y en avait bien d’autres, non ? Le brun avait envie de le frapper juste pour lui dire qu’ici n’est pas sa place. Mais il n’y tenait pas vraiment sur l’instant, il avait déjà assez souffert. Aaron ne s’intéressait pas à ce type. Tout ce qu’il voulait c’était qu’il dégage, même s’il avait l’air de squatter ce trou. Il soupira. Il se releva pour aller chercher son sac. Il l’attrapa l’ouvrit sortit son pistolet qu’il lança sur le lit, suivi par d’autres affaires en tout genre. Il sortit enfin une boîte fermée et une cuillère. Le brun alla sur le lit. Il commença à manger ce que contenait sa gamelle. Sa nourriture passée, salée à l’eau de mer n’était pas très bonne  mais il avait faim. Alors il mangeait ignorant l’autre. Et ça lui permettait d’éviter de se préoccuper de l’assassin. Il mangea rapidement et posa sa gamelle à côté de lui. Il regarda en face de lui.

Tu comptes rester là combien de temps ?

Oui, Aaron se demandait combien de temps il allait rester et s’il comptait rester dans ce trou encore longtemps. Et aussi, pourquoi il le laissait tranquille. C’était inquiétant et en même temps rassurant de savoir qu’il resterait encore en vie quelques temps. Et ça, même si le brun ne l’avouera pas, il remercie l’autre type pour cela.
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Izaiah

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MessageSujet: Re: Bon retour à la maison [libre]   Ven 27 Fév - 1:33


  • Tant de complications juste pour un endroit où dormir, c'était tout de même malheureux. Quand il pensait qu'il reprochait aux gens d'être trop curieux envers lui-même. Voilà qu'il se mettait à tailler le bout de gras avec un adolescent. Nul doute que le panthéon des tueurs à gages devait se retourner dans sa tombe devant tant de stupidité. Cependant, maintenant qu'il avait commencé, il ne perdait rien du tout à continuer. Il n'avait rien de mieux à faire. Enfin si, le descendre sans tambour ni trompettes, mais il fallait croire qu'il se ramollissait ces temps-ci. Dans ses débuts, il hésitait beaucoup moins que maintenant. Etait-il en train de s'attendrir inutilement ? Il grimaça. Si c'était le cas, il signait sa perte, sans aucun doute. Mais égorger un môme dans des catacombes n'était pas sa tasse de thé – d'autant que le côté catacombes obscures rendait la scène définitivement très désagréable.

    Il hocha la tête au récit du jeune homme. Il fallait n'avoir vraiment rien d'autre pour accepter de revenir dans ce pays. Ou avoir une case en moins. Ou un avantage certain à s'y trouver, comme Izaiah, qui profitait du désordre ambiant et des règlements de compte fréquents pour se remplir les poches autant qu'il le pouvait. Depuis quelques temps, sans qu'il se l'avoue réellement, il en était venu à penser que ce ne serait pas si mal que ça, de se retirer avec un bon petit pactole... Cependant, à cette réflexion succédaient les réflexions habituelles : que pourrait-il bien faire, tout seul ? Il ne se sentait pas capable d'avoir une famille, pas après ce qu'il avait fait durant toutes ces années. Quelle hypocrisie ce serait de sourire à des bambins quand il avait descendu tant de parents ! Au moins, son activité peuplait sa vie, et il se rendait utile. Ce travail, s'il ne le remplissait pas, quelqu'un d'autre le ferait à sa place. Alors tant qu'à faire, cela pouvait bien être lui, pour ce que cela changerait pour la victime de toute façon. Que ce soit lui ou un autre...

    Le garçon parlait beaucoup trop de la mort, comme pas mal de jeunes, en cette période troublée et dans cette région. Il n'avait pas l'air d'être passé par des épisodes bien drôles, dans son existence. Il choisit de ne pas relever la remarque sur la menace, qui pouvait être trop véridique. Cependant, il doutait qu'un garçon comme celui qui se tenait en face de lui puisse lui faire quoi que ce soit. Et il avait trop l'habitude de disparaître pour se soucier réellement des forces de l'ordre, plus occupées à courir après les nobles et leurs partisans qu'après des assassins auxquels ils avaient parfois eux-mêmes recours pour certaines tâches.

    Voyant que l'adolescent s'asseyait pour manger sur son lit, il se décida à ranger le pistolet, le plaçant à son côté, à portée de main au cas-où. S'il était satisfait de pouvoir s'en passer pour l'instant, il restait aux aguets en permanence, comme à son habitude. Il sortit une cigarette de sa poche, l'alluma. Quitte à rester ici, autant s'occuper de manière un peu plus agréable que les menaces à répétition. C'est que c'était fatiguant à la longue, toutes ces émotions. En fin de compte, prendre une chambre dans une auberge quelconque n'aurait pas été une si mauvaise option. Il y repenserait, la prochaine fois.

    Il haussa les épaules à la question du jeune homme, renonçant à l'idée de l'envoyer paitre. Il avait connu plus bavard que lui. Il était un moindre mal par rapport à d'autres à qui il avait déjà eu affaire, qui n'étaient pas capables de se la fermer même quand leur vie en dépendait.

    « Autant de temps qu'il le faudra. Jusqu'à ce qu'il fasse jour en tous cas, car je t'avoue que la dernière chose dont j'ai envie c'est de me coltiner le trajet jusqu'au centre-ville pour trouver une chambre. »

    A cette heure-là, ils étaient tellement saouls que se frayer un chemin parmi la foule serait une épreuve dont son calme n'était pas sûr de ressortir intact. Et pour la santé de ceux qui l'entouraient, mieux valait qu'il garde son calme. Son impulsivité, dont il n'avait jamais pu se guérir, se portait encore trop bien à son goût. Et si elle ne lui avait coûté que quelques yeux au beurre noir quand il était petit, ce ne serait pas avec ce genre de blessures que s'en tireraient ceux qui auraient le malheur de s'attirer ses foudres.

    Il émit un léger signe de tête en rangeant son briquet dans la poche de son manteau.

    « Toi aussi, tu ferais mieux de te trouver un endroit un peu plus convenable pour crécher. »

    En fait, il ferait mieux de retourner carrément d'où il venait, mais il sentait qu'un conseil de ce genre ne serait pas très bien accueilli. Il espérait qu'il avait au moins un reste de famille, ou à défaut, des amis, quelque part dans le monde. Revenir dans une ville aussi dangereuse sans y connaître personne, c'était tout de même malheureux. Surtout que le frère qu'il venait honorer, de là où il était, n'en avait sûrement plus rien à faire. Il se demandait combien d'enfants dans son genre trainaient dans la région, sans personne pour s'occuper d'eux. D'un régime à l'autre, les mêmes problèmes subsistaient. Il avait raison d'en profiter sans s'en mêler. Le monde avait déjà fait assez de mal dans son existence sans qu'il ne demande rien à personne. Il frissonna quand les souvenirs menacèrent de remonter, plissa un instant les yeux, et les renvoya d'où ils venaient. Il avait besoin de toute sa concentration quand il se trouvait en présence de tiers. Il décida de continuer à parler, pour occuper son esprit de manière neutre. Il souffla un léger filet de fumée devant lui.

    « Tu m'as toujours pas dit ton nom, gamin. »

    Il s'adossa au mur en face de son compagnon d'infortune, le fixant un instant. Il avait vraiment l'air misérable, assis sur un lit miteux, sa vieille boite posée à côté de lui. Un instant, il ressentit un pincement de pitié, et le contint. Il avait appris depuis longtemps à contrôler les sentiments qui pourraient le freiner dans son travail.

    Il croisa un bras contre son torse.

    « Autant que tu t'accoutumes à l'idée que tu es coincé avec moi encore quelques temps. »

    Il esquissa un sourire sans joie. Cet endroit était vraiment déprimant.

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Aaron Arkness
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MessageSujet: Re: Bon retour à la maison [libre]   Ven 1 Mai - 11:54

L’autre type s’était posé à côté d’Aaron. Soit, il fait ce qu’il veut. Aaron, lui finissait son repas. Aaron se demandait tout de même ce qu’il foutait là. Enfin, advienne que pourra. Il eut un sourire sans joie quand ce cher ami lui annonça qu’il comptait partir qu’au matin. Il haussa les épaules à la remarque du brun. Il ferait ce qu’il veut. Même s’il est vrai qu’il serait de bon ton de se trouver un coin plus tranquille. Enfin, il verra. Il était bien ici, mais il était conscient qu’il devrait se trouver un boulot. Mais trouver un travail n’était pas vraiment le plus grand plaisir du garçon. En fait c’était une corvée dont il se passerait bien. Et puis avec son épaule, ça devra patienter encore. Aaron regarda l’autre, adossé au mur fixant Aaron qui fronça les sourcils avant de répondre.

Toi non plus… Mon nom… Aaron.

Aaron grimaça, son épaule lui faisait un mal de chien. Il se demandait toujours pourquoi il avait reçu cette balle, mais il ne lui viendrait jamais à l’esprit de demander. Il découvrirait par lui-même tous les problèmes de ce pays. L’autre croisa ses bras contre son torse. Aaron répondit par un sourire sans joie, plus ou moins le même que l’autre venait de faire. Cette affirmation n’avait pas besoin de besoin de réponse. Pourquoi répondre à une affirmation comme celle-ci. Puisqu’il était logique qu’ils allaient passer le reste de la nuit ensemble. Sûrement à se regarder en chien de faïence, d’ailleurs. Tout cela parce qu’aucun ne fera confiance à l’autre pour se laisser aller au sommeil. Même si cela fera du bien à Aaron.

Aaron le regarda encore, le fixant, ne le lâchant pas du regard enfin autant que possible sachant que le brun essayait de faire abstraction de la douleur et qu’il fermait ses yeux quelques secondes avant de les rouvrir tout en se mordant l’intérieur de la joue. Le silence entre eux devint aussi pesant que la présence de l’autre. Tout devint flou un instant. Quand tout reprit sa place, le brun s’était retrouvé affalé sur le lit. Avait-il été inconscient quelques temps ? Aucune idée. Il se releva pour regagner sa place originelle en grimaçant encore. La douleur refusait de le quitter et ce sera le cas pour encore bien des jours. Et rien que pour ça il comptait pas trop bouger de là.

Bordel.

Aaron ne se sentait vraiment pas bien. Si l’autre n’avait pas été là il serait en train de dormir profondément et en paix. Pourquoi ce type était là déjà ? Il ne savait plus enfin s’il le savait. Fallait peut être mieux ignorer les raisons qu’il l’a amené ici. Il soupira, lassé d’être là alors qu’il venait à peine de revenir. Il aurait peut-être dû suivre les conseils des français et retarder encore son retour, même s’il s’était fait un paquet de sous là-bas pour se payer le voyage avec la prime de risque. Au final, cet argent ne leur servira à rien sauf s’ils avaient survécus comme lui. Il se frappa la tête contre le mur et reprit conscience de l’autre de manière forcée. S’il avait continué, qui sait où ses souvenirs l’auraient ramené.
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MessageSujet: Re: Bon retour à la maison [libre]   Aujourd'hui à 7:33

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Bon retour à la maison [libre]

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