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 "Tout ce qui brille n'est pas d'or" [PV Miraud !]

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Theophil

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Shut up and let me go, yeah ! - Vidal et Shad (inachevé)

Woman or man ? - Chan Dai (fini)

Où l'on joue de malchance, ou quand le hasard s'amuse - Lucien (fini)

A silly situation - Eulalie (en cours)

Course nocturne - Heather (en cours)

La violence ne résout rien (mais elle soulage) - Lucien (fini)

Il ne faut jurer de rien - Lucien (fini)

Un rien suffit - Lucien (fini)

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MessageSujet: "Tout ce qui brille n'est pas d'or" [PV Miraud !]   Dim 21 Oct - 23:51

    Le centre du bourg semblait en pleine effervescence à cette heure-ci. La place résonnait de bruyants piétinements et de la rumeur des foules, du cahotement de la population agitée. Theophil progressait tant bien que mal au milieu du mouvement. De temps à autre, son oreille venait capter un laps de conversation, le cri d'un vendeur ou le rire d'un enfant. De temps à autre aussi, on lui marchait sur le pied et il pestait : pourquoi diable s'aventurer près des commerces vers onze heure?
    Simplement parce qu'il s'était levé tard ce matin, après une nuit agitée à provoquer en douce la république, qu'il n'avait pas pensé que c'était l'heure de pointe, et surtout qu'il n'était qu'un idiot fini. S'il avait pensé à réapprovisionner son stock de poudre plus tôt, il n'en serait pas là.
    Certes, avoir de quoi recharger son flingue n'était normalement ni une nécessité, ni une urgence. Mais Theophil avait l'impression de ne pas avoir l'esprit tranquille quand son arme n'était pas prête à l'utilisation à tout instant – le danger rôdait, les républicains de même, il fallait toujours être sur ses gardes. Toujours. Mais il préférait se dire prudent que paranoïaque – même s'il n'en était pas loin. Après quelques semaines de ce nouveau train de vie, il se serait habitué à ces cavalcades nocturnes et à l'adrénaline qu'il en tirait. Peut-être, si cela n'empirait pas au contraire les choses.

    Enfin, au bout de plusieurs bousculades, il parvint à destination : l'armurerie. Comme dans tout magasin douteux, celui-ci faisait honneur à sa réputation – ambiance sombre et poussiéreuse, absence de client et écho tintinnabulant de la sonnette d'entrée. A son arrivée, le vendeur vint à lui et ils se mirent à parler affaire.
    Theophil quitta la boutique moins d'une demi-heure plus tard, satisfait d'une poudre de meilleure qualité que celle qu'on lui fournissait dans la garde royale (plus fine, donc plus explosive) et impatient de recharger son pistolet comme un gosse de tester un nouveau jouet. S'asseyant sur le perron d'une maison, à quelques mètres de la foule, il se mit immédiatement à la tâche. Une fois la chose faite, il sortit un mouchoir pour essuyer le restant de noir incrusté dans les gravures du pistolet, depuis sa dernière utilisation. Quand, satisfait de ce rapide entretien, il plaça le pistolet à hauteur de ses yeux pour le faire scintiller au soleil éclatant, son regard fut attiré par un mouvement furtif juste devant lui. Comme une ombre se faufilant entre les genoux des passants. Theophil baissa son arme et se mit à scruter attentivement, curieux.
    Là, à quelques pas de lui seulement. Un enfant, qui pourtant ne se comportait pas comme tel – c'est à dire qui ne se glissait pas entre les passants dans le simple but de jouer à cache-cache dans cette forêt humaine. Ses pas semblaient déterminés... et pourtant hésitants. Le hasard voulut que le gamin tourne sa bouille sale dans sa direction, et tandis que ses yeux vides cherchaient à quoi se raccrocher, Theophil le reconnut. Miraud, le petit voleur.
    Aussitôt le soldat se releva, passant son arme à sa ceinture pour dégager ses mains. Que le gosse traine au milieu de la foule ne présageait rien de bon. Il devait avoir un compagnon non loin de lui, sans doute, mais Theo préférait garder le regard fixé sur Miraud – mieux valait ne pas le perdre de vue en cherchant un hypothétique deuxième enfant, manquant ainsi de le prendre peut-être sur le fait. Et en effet, cela ne loupa pas : la petite main furtive s'accrocha à la chaine étincelante d'une montre. Quelle buse ce type, de porter ça à la ceinture plutôt qu'au plastron, mais passons. Theophil avait son occasion en main.
    Il fendit la foule jusqu'à Miraud qui repartait déjà furtivement vers d'autres horizons, tout content certainement de son butin. Mais, pas assez vite, pas assez vite de sa petite démarche boitillante : Theophil l'attrapa par le dos du chiffon qu'il portait.
    Ignorant les débordements enfantins du voleur, il l'amena au devant de l'homme dépouillé qui n'avait absolument pas remarqué cette main agile au milieu du cahot de la foule, et qui observait à présent la vitrine d'une boutique quelconque.

    « Vas-tu rendre au monsieur ce que tu lui as pris, chenapan? »

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Dernière édition par Theophil le Mer 5 Déc - 0:27, édité 1 fois
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Miraud
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MessageSujet: Re: "Tout ce qui brille n'est pas d'or" [PV Miraud !]   Lun 22 Oct - 20:40

Qui a dit que la brouhaha n’est qu’auditif? Le vacarme, pour Miraud, est visuel. Ça peut paraître douteux présenté ainsi; le gosse est presque aveugle après tout. Sa gène est là; son vacarme, c’est-ce pâté de gens qui avancent en poussant, qui hurlent leur stock de marchandises pour ceux qui vendent, qui gueulent par-dessus ça pour les autres histoire qu’on les entende, et ceux qui s’égosillent pour se faire entendre par-dessus, en plus de ça cet affolement constant; rien n’est en place, l’on y écrase son voisin on le pousse on le mord on le griffe voir même le jette pour se faire son propre chemin. Pour Miraud, le marché est une place de guerre. Il faut savoir s’y faire une place, bousculer, se laisser bousculer, pour entrer dans le jeu. Jeu douloureux, terrain du gosse. Encore collé contre un mur, les mains cramponnées aux grosses pierres, les doigts crispés. Il regarde de ses yeux troublent la foule indissociable et prépare le moment où il va se jeter dedans. L’instant arrive, et il n’a plus le temps d’hésiter, il se glisse, se tord. Le mioche se concentre puis se laisse aller; c’est comme une vague, il n’a qu’à se laisser porter par le courant, il est plus calme à s’imaginer les choses être à leur place. Après un moment à couler entre les corps il se remet à l’exercice. Dans ce tumulte de manteaux et tissus ternes il recherche une proie. N’importe quelle chose atteignant son regard, frappant assez bien sa pupille, l’attirant pour qu’il aille à sa cueillette.
Il se sentait à l’aise, traîné de tous cotés, sans prendre gare à rien. Sa vigilance trop relâchée, sachant l’autre, son acolyte, occupé à d’autres choses autre part, lui avait donné la pensé qu’il était de toute manière assez doué pour agir seul. La chose brillante à deux vagues de lui l’avait affublé d’un sourire. Le dos plié, se faisant le plus petit possible pour avancer, il arriva près de la cible, et de ses doigts pleins de savoir faire, il prit ce qui à l’examination de sa main devait être une montre. Fier de son butin, il s’en alla sans plus de précautions. A part celles devenues habitude. Qui allait s’avérer utile puisqu’on lui attrapa ce qui servait de col à son vêtement. Fâché d’avoir été un voleur dont il est si facile de s’emparer, il s’agita de tous sens dans l’espoir que la main le lâche, tout en rangeant son gain là où il croit que personne d‘autre que lui peut fouiller. Il savait qui osait faire cela sans avoir besoin de le regarder; un seul homme avait cette manie de le choper de cette façon. Miraud se dit qu’il devrait peut être abandonner l’idée de porter quoi que ce soit sur le dos pour ne plus se faire avoir ainsi quand l’adulte qui se croyait sans doute supérieur à lui l’emmena à un homme qui, suivant ce qu’il dit, devait être le dépouillé de son bien. Qui, se retournant, les yeux questionnant, ne devait pas avoir comprit ce qu’il se passait. D’ailleurs, tant mieux pour lui.
Miraud gesticulait encore, en poussant des grognements. Faut toujours qu’il l’embête celui là. L’autre semblait toujours pas avoir atterrit, qu’il fallu que l’officier lui explique, que ça lui monte au cerveau, qu’il aille se tâter les poches, et oh non mais qui a fait ça, le gamin juste là, tu vas me rendre ça tout de suite, la routine.
Miraud secoua la tête, fronça les sourcils, prit un air qu’on lui avait apprit mais dont il ne connait en aucun cas l’aspect.

_ J’avions rien fait, moi! C’pas vrai parssque c’est faux hein! Steu type y dit des choses c’est rien qu’juste pour m’embêter m’sieur! Comme qu’si qu’on pouvais, nous, ah nan! M’sieur m’sieur faut pas croire n’suis’nocent!

De sa langue fourché et tordue et bouclé voir même fourchue si vous voulez, il savait juste comment faire avec, en crachant tout ça trop vite, en faisant pareil de ses bras, profitant du trouble pour se sauver. Bien sur, il n’en attendait pas moins de l’autre qui l’avait chopé que de ne pas le laisser partir comme ça. Mais son avance c’était celle de sa petite taille qui l’aidait à bousculer sans se faire traiter; il allait plus vite et sans accrochages à travers la masse. A un moment il en sortit et continua à courir jusqu’à se retrouver écrasé contre un mur. Ses doigts reconnurent la pierre pendant qu’il reprenait sa respiration. Elle redevenait régulière peu à peu quand celle complètement affolée du grand gars arriva dans son dos. Son nez entre deux briques le mioche semblait souffler ses secrets à la pierre.

_ Et qu’c’est pour de vrai pas de faux qu’tu crois vraiment qu’tu nous aurions toi, eh?

Il rit doucement, euphorie qui lui reste d’avoir joué à chat avec l’officier. Ses doigts raclent le calcaire. Sur un morceaux trop gros une fente rouge lui ouvre le doigt. Il essai de voir ça et son regard devient méchant mais c’est à peine s’il distingue sa main. Il se retourne alors et lève son bras aussi haut qu’il le peux face à l’adulte, quitte à lui balancer ses doigts dans la figure.

_ Eh dis j’ai mal là, où, là. Tu vois ou pas, hein? Essqui tu vois? Essqui ça fait mal?

Parce qu’il n’était pas sur d’être blessé, et donc si sa douleur était légitime. On lui avait déjà dit quand il s’était ouvert et qu’il avait mal mais qu’il savait pas pourquoi car il ne pouvait pas voir, que c’était lui qui inventait. C’était un mensonge pour le forcer à refuser la douleur, qu’il ne se concentre pas dessus et continue à marcher. S’arrêter de marcher, pour ces enfants là, c’est mourir.
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Theophil

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MessageSujet: Re: "Tout ce qui brille n'est pas d'or" [PV Miraud !]   Lun 24 Déc - 21:47

    « J’avions rien fait, moi! C’pas vrai parssque c’est faux hein! Steu type y dit des choses c’est rien qu’juste pour m’embêter m’sieur! Comme qu’si qu’on pouvais, nous, ah nan! M’sieur m’sieur faut pas croire n’suis’nocent! »

    Theophil fronça les sourcils. Autant à cause de l'énormité des mensonges de Miraud qu'à cause de la complexité de son charabia. S'il n'était pas dans un pays anglophone depuis plusieurs années maintenant, sûr qu'il aurait eu du mal à comprendre ce patois enfantin. Il se demanda si le ''nous'' dans la bouche du gosse désignait un éventuel complice caché dans la foule, ou bien un fort esprit de collectivité même lorsqu'il était seul, ou encore quelques sombres problèmes de personnalité. Sa réflexion dura le temps qu'il fallut pour que le gamin, à force de moulinets des bras et des jambes, s'échappe de sa poigne. Le passant et le garde échangèrent un regard – puis Theophil se souvint qu'il n'avait toujours pas récupéré le butin volé, et il fila à la suite de l'enfant dans la foule.
    L'avantage du gamin était de pouvoir se faufiler entre les passants sans mal. Theo, lui, devait crier des excuses à chaque coup de coude, chaque panier renversé, chaque pied écrasé. Pour autant, le gosse errait plus ou moins au hasard, suivant les vagues populacières, et le manque de cohérence de son trajet permettait au garde de le retrouver régulièrement. Ils finirent par déboucher hors de la foule ; Theo observa autour de lui rapidement, vit une petite ombre disparaître à un angle de mur, se précipita vers elle.
    Miraud était là, face à un mur, et ses doigts minuscules grattant la pierre comme pour constater le cul-de-sac. Le garde se stoppa net, la respiration haletante et une douleur fâcheuse au côté.

    « Ça t'amuse de me faire courir, gamin?
    - Et qu’c’est pour de vrai pas de faux qu’tu crois vraiment qu’tu nous aurions toi, eh? »

    Oui, apparemment ça l'amusait. Theo soupira, puis se concentra de nouveau sur sa respiration pour achever de la calmer, une main sur son point de côté. Miraud était toujours face au mur, trafiquant il-ne-savait-quoi ; quand brusquement il se tourna vers lui, le doigt en l'air et son habituel petit piaillement aux lèvres. Theo plissa les yeux en se demandant ce qu'il devait voir. En s'approchant il distingua, entre différentes nuances de gris pour la peau et la saleté, une autre couleur sombre – du sang – qui perlait à la surface de la peau. Rien de bien remarquable et cependant, les questions de Miraud l'intriguaient – lui demandait-il l'autorisation d'avoir mal?

    « Oui, je vois. Tu saignes. C'est normal si ça pique un peu. Heu, mais quand tu seras grand, ce genre de petites blessures ne te fera plus mal, tu verras. »

    Plutôt que lui raconter qu'on allait devoir l'amputer pour le guérir, et autres inepties terrifiantes pour cet âge, Theo s'était montré suffisamment rassurant pour que le gosse n'éclate pas en sanglots – du moins il l'espérait. Un gosse, c'était foutrement têtu et imprévisible. Et un gosse en pleurs, il n'aurait pas eu la patience de le gérer. Il sortit de sa poche un mouchoir et le tendit à l'enfant – il ne lui aurait conseillé pour rien au monde de mettre son doigt dans sa bouche, vu la crasse qui lui barbouillait les mains. Et de toute façon, le garde trouvait le goût du sang bien répugnant.

    « Tiens, tu n'as qu'à éponger le sang avec ça, et ce sera fini. », fit-il en agitant le tissus devant le yeux laiteux du garçon.

    Puis la raison de leurs présences ici-bas se rappela à l'esprit du garde : il lui faudrait quand même récupérer un jour ou l'autre l'objet de ce pauvre passant. Il pouvait menacer le gosse jusqu'à ce qu'il rende la montre, ou le fouiller jusqu'à la récupérer lui-même, mais il savait désormais que ce n'était pas la meilleure manière de procéder, surtout lorsqu'il ne voulait pas perdre de temps. Il s'accroupit devant l'enfant pour que son visage soit à la portée de son regard nébuleux.

    « Écoute petit, si on faisait un marché? Donne-moi ce que tu as volé, et je t'achète quelque chose à manger en échange. C'est équitable, non? »

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MessageSujet: Re: "Tout ce qui brille n'est pas d'or" [PV Miraud !]   Mar 25 Déc - 18:39

Qu’est-ce qu’il faisait là? Qu’est-ce qu’il lui veut? Déjà qu’il l’embête un peu, à le choper comme ça et à vouloir lui reprendre son butin, tout ça juste pour le rendre au premier propriétaire, franchement ce gars là il a aucun respect pour la profession de tire-laine, c‘est affolant. Et voilà que maintenant il l’attaque avec Miraud sait pas quoi qui lui frôle le nez, sur qu’il fait ça juste pour lui faire peur! Mais faut pas croire, hein, Miraud il est plus courageux qu’il n’en a l’air!
Il saigne qu’il dit. Il saigne et ça fera plus mal un jour. Ça fait mal là? Pour de vrai de vrai de vraiment que genre c’est pas Miraud qui invente la douleur maintenant?

Il lui dit de faire un truc de mot bizarre avec le truc près de son nez pour le sang mais Miraud il pige trop pas ce qu’il raconte. Bon il prend ce truc quand même parce que sinon faut croire que le grand gars va continuer à l’agiter devant son nez pour toujours au moins, pis il fait une grimace même s’il s’en rend pas vraiment compte parce qu’il sait pas ce que ça veut dire ‘grimace’.

« Toi t’es bizarre, t’as des trucs et heu tu dis enfin j’comprend rien. Et t’as voix et bah elle sent mauvais, hein. » En référence à l’haleine fumeuse, que Miraud n’aime pas trop. Mais dit comme ça c’est sur que ce doit être dur à comprendre. Miraud il comprend pas ce que disent les gens, et les gens ils comprennent pas ce que dit Miraud.

Le ‘truc’ s’avère être du tissu, le gosse s’en rend compte au toucher. Il reconnait, c’est comme ce qu’elles ont les dames. Le mot lui revient pas, mais c’est des mouchoirs, qu’elles laissent tomber des fois quand leur corps tiennent plus debout et que tout le monde s’affole. Quand les femmes tombent, tout le monde autour les regardent et s’amassent près d’elles, c’est un bon moment pour mettre la main aux poches.

Il frotte ses doigts avec le mouchoir, juste pour sentir le tissu, pas pour aider il pige pas quoi avec le sang et qu’est-ce qu’il a dit déjà le grand?

« Écoute petit, si on faisait un marché? »

Qu’il lui proposait de marcher maintenant. Bah ouais, euh, bien sur. Mais il a des problèmes? Ils viennent juste d’arrêter de courir.

« Donne-moi ce que tu as volé, et je t'achète quelque chose à manger en échange. C'est équitable, non? »

Ah là, non! Ah nan mais ça va pas ça! Miraud il sait trop pas ce qu’il lui veut ce gars là, il lui propose de faire des trucs bizarre. Avoir à manger ça le dérange pas le mioche, pas du tout, mais s’il travaille c’est bien pour ça, et l’autre va pas lui faire des coups comme ça, ça marche pas!

« Mais oh, mais t’es bête, toi, eh! Et comme si que, m’enfin, oh! Non, non, c’est à moi là, à MOI. Et je pourrais manger, ouais, avec. Et tout seul, sans même toi, pff! Et pis si tu me prend mes machins et même si tu me donne de manger, il fait comment Niquedouille après, hein? T’sers à rien, toi! »

Pis il met le mouchoir à son visage parce que c’est tout doux. Pense au fait que quand même, le grand faut s’en méfier, peut être qu’il va essayer de lui reprendre la montre de force, le bougre! Et puis Miraud rigole. Et surement que pour l’autre ça doit n’avoir aucun sens, tout ça. Mais un tire-laine, ça se refait pas, Miraud sait ce qu’il va faire.

Déjà il lui rend son mouchoir, dans une tape presque, au niveau du visage, peut être bien vers la bouche. Mouchoir qui doit être tout sale maintenant, forcément, même si c’est un détail que Miraud n’a pas calculé. Après ça, ses petites mains sur les hanches, à faire des guillis avec les doigts. Mais y a trop de tissus sur la peau, ça lui fait presque rien à l‘autre, pas comme quand il joue avec Niquedouille qui lui est très chatouilleux. Il continue quand même, mais c’est pas drôle, alors il râle, et lui donne un coup avec sa tête un peu au dessus du ventre.

« T’es pas drôle, t’es méchant, bouh, pourquoi que t’es comme ça toi, eh?! »

Mais sous ses doigts, là, au niveau de la ceinture, Miraud sent un truc, et il le prend, direct, sans même réfléchir, à l’instinct. Il le sort puis recule un peu avant d’être collé au mur, pour aller sur le coté, en même temps qu’il touche l’objet tout partout pour piger ce que c‘est. Mais il pige pas. C’est tout lisse en tout cas presque tout le temps. Et long. Pis y a un truc long aussi mais moins, et pas dans le même sens. Et ça sert à quoi ça? Enfin il arrive à un bout et il y a un trou, il y met son doigt pour voir mais ça rentre pas.

Il aurait pu voir, il aurait comprit qu’il s’agissait là d’un pistolet. Et que les gamins, bah, c'est pas senser jouer avec ça.
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Theophil

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MessageSujet: Re: "Tout ce qui brille n'est pas d'or" [PV Miraud !]   Sam 5 Jan - 22:50

    Visiblement, le bougre ne voulait pas faire affaire. Au delà de toute considération manichéenne (c'est à dire : voler, c'est mal, rendre le butin et s'excuser, c'est bien), il était vrai que sa logique tenait debout : avec la montre, Miraud gagnerait aussi son pain, et en plus ses complices en aurait une part (à moins que Niquedouillechose soit un ami imaginaire, Theo n'en savait rien après tout). La lassitude gagna Theophil : ça se voyait rien qu'à sa tronche (même si actuellement recouverte d'un mouchoir, par jeu) que le gamin avait plus besoin de cette montre que son propriétaire légitime. Autant laisser couler l'affaire, faire comme si de rien n'était. Il n'était pas obligé de prouver qu'il avait réussi à attraper le petit. Aussitôt la contradiction se fit entendre dans sa tête : non, il était hors de question de concéder la victoire à un voleur. Il l'avait poursuivi par principe, et par principe il irait jusqu'au bout. Même si maintenant qu'il se trouvait devant lui, il se sentait un peu bête. Pouvait-il récupérer l'objet par la force?
    Le mioche s'était mis à rire tout seul. Décidément, ça s'amusait de rien à cet âge. Theo ne se rappelait pas avoir eu un tel comportement, étant petit. Était-ce un oubli commun à tous les grands? On se rend compte que l'on a quitté l'âge tendre lorsque le comportement des autres enfants, autour de nous, semble inexplicable, étrange, presque idiot. Sans se rappeler comment, auparavant, on arrivait à réinventer le monde avec des riens.
    Theophil trancha : il tenterait de récupérer l'objet, puis, victoire ou échec, comme d'habitude il ferait la morale à l'enfant (enfin, il essayerait) avant de le laisser repartir (en sachant pertinemment qu'il recommencerait à courir les poches juste après, mais passons).
    A peine cette décision prise, brutalement, le garde se prit un mouchoir en pleine face, en même temps qu'une tape sur le menton. Bon. Apparemment l'enfant avait fini de s'amuser avec. Il entreprit de ranger le bout de tissus – anciennement blanc – dans sa poche, et Miraud, tout à de nouveaux jeux, s'évertuait à lui chatouiller les flancs du bout des doigts. De trop petits doigts pour une veste si épaisse, ils n'en vinrent pas à bout :

    « T’es pas drôle, t’es méchant, bouh, pourquoi que t’es comme ça toi, eh?! »

    Theophil n'a même pas le temps de se vexer de la remarque (ni d'en rire : car décidément, la notion du bien et du mal était de plus en plus flou, on pouvait voler le pain de son voisin en restant un gentil mais ne pas rire à des chatouilles faisait de vous un criminel. Une bien drôle de justice, celle de l'enfance), qu'il est déjà alerté par autre chose. Miraud est tombé sur un objet accroché à sa ceinture et a trouvé intéressant de l'observer de plus prêt. Pas n'importe quel objet en plus. Son flingue.
    Il était déjà en train d'essayer de glisser son doigt dans le canon quand Theo percuta.
    Il alla pour arracher l'arme des mains de Miraud, quand il remarqua, juste à temps, qu'un de ses doigts est très proche du détonateur. S'il tentait de le récupérer brusquement, il suffisait que ce même doigt dérape et le coup partirait. Et vu l'endroit vers lequel le canon était pointé.... Theophil ferma les yeux pour se gifler mentalement. Mais pourquoi avait-il fallu qu'il recharge son arme juste avant?

    « Gamin, c'est dangereux ce que tu tiens. Rend moi ça tout de suite. »

    Sa voix était ferme, d'abord pour faire autorité sur l'enfant, ensuite pour maitriser une éventuelle panique lui montant à la gorge. Pitié, qu'il ne fasse pas de geste brusque et inconsidéré. La cervelle d'un mioche étalée sur les pavés, c'était jamais très réjouissant, surtout lorsqu'on croisait régulièrement le dit-mioche.
    Theophil se releva lentement et tendit la main.

    « S'il te plait, ce n'est pas un jeu. »

    (hiii c'est court et nul et j'ai pas le temps de relire parce qu'on m'appelle à taaable/sblarf)

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"Tout ce qui brille n'est pas d'or" [PV Miraud !]

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