{ Dirty Prince }


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 « Polisson, viens donc que je te donne une leçon! »

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AuteurMessage
Miraud
Messages : 24
Localisation : Je vais là où je vais.
Âge du personnage : Peut être dix ans.
Fiche du personnage : Je suis qui bon me plait



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Autres détails:
Profession ou titre: Tire-laine.
MessageSujet: « Polisson, viens donc que je te donne une leçon! »    Jeu 26 Juil - 3:38

    I « Garnement, tu n’es pas de ces brave gens. »

      Prénom : Il n’en a pas. Mais des surnoms, ça, il en a des tas. Le bigleux, La taupe, Louchard, Bigle… Sinon, en plus officiel, y a Miraud.
      Âge : Miraud doit bien avoir dix ans ou alors à peine plus. Si vous le lui demandez il ne saura pas répondre. Après tout, il ne sait pas compter.
      Orientation sexuelle : Quoi? C’est quoi l’amour? On lui a déjà parlé des prostitués mais il n’a pas vraiment comprit.
      Fonction, métier, titre de noblesse : Enfant des rues, tire-laine.
      Signe caractéristique : A une très mauvaise vue, finira surement aveugle un jour. Même s’il en avait la possibilité il ne pourrait par conséquent jamais apprendre à lire.
      Manie, habitude : Repérer ce qui brille; ce qu’il voit le mieux, s’imaginer le monde qui l’entoure puisque l’image que ses yeux en ont est très vague, et voler car c’est là tout ce qu’il sait faire.
      Groupe : Guys.


    II « Que vois-tu? Rien, bien entendu. »


      Tu le vois arriver, lui, la pauvre chose. Cette vermine, aussi sale et puante que les rats. Tu te dis même qu’il vit avec eux, dans les égouts, pour se trouver dans cet état là. Il marche avec aisance dans les rues les plus crades, semblant ne se soucier de rien. La tête haute, bien qu’étrangement, le regard vague. Tu vois ses yeux enfoncés danser, s’arrêtant sur tout, s’arrêtant sur rien. Contemplant sans voir. Et tu penses comprendre; il est aveugle. Ton intérêt se dissipe, mais tu te trompes. Il y voit le gamin, mais comme en pleine nuit quand le soleil est au plus haut du ciel. Son monde n’est qu’ombre. Des taches, qui se déplacent, sans formes distingues, mais qu’il sait repérer. Il arrive, heureusement pour lui, à remarquer mieux ce qui brille. Mais surtout, il a apprit à faire sans ses yeux. Il renifle, écoute, goute, et touche. Il ne peut voir le monde comme vous et moi, finira complètement aveugle un jour peut être, mais remarque certaines choses qui te passent sous le nez sans que tu n’y prête aucune attention. C’est ça qui l’a sauvé, il serait mort à l’heure qu’il est, sinon. Car le mioche là, il est tire-laine. Il vole pour vivre. Ne mange pas à sa faim, et ça ce voit par les os semblant lui sortir de la peau; mais assez pour tenir debout, et dans ces quartiers immondes c’est là quelque chose de grandiose.
      Il empeste, et tu ne trouveras rien chez lui de propre. Tu ne pourras deviner si ses cheveux sont noirs de crasse ou bruns de nature. Ses yeux aussi clairs que l’eau d’une rivière te paraitrons aussi sombre que la suif par leur enfoncement dans les orbites, les paupières mi-closes, et ces cernes immenses qui encadrent ce tas repoussant. Et sa peau, de quelle couleur est-elle véritablement? Tu n’irais pas le toucher pour effacer les traces, trop effrayé à l’idée d’attraper une maladie grave et d’en mourir. Petit, chétif, tout replié sur lui-même il ne prend pas de place c’est sur, mais son existence te dérange. Toute cette misère qu’il dégage à lui tout seul ne l’empêche pas de sourire. Tu le vois courir près de ses camarades d’infortune, et entend leurs rires éclater. Tu pestes surement. Leurs vies est inutile, c’est un abcès à la société. Un champignon, une plait ouverte, du poison. Et il en sort comme des fourmis, de tous les coins. Certains cherchent leur trou, pour les exterminer, mais c’est qu’ils se cachent bien les monstres. D’autres, pas tellement mieux qu’eux au final, font juste avec ou oublient leur existence. Pourtant, ils sont bien là, et ils pullulent. Sourient, des trous dans les dents, avec une insouciance et une reconnaissance du simple fait d’être vivant que l’on ne peut trouver ailleurs.

      Ce gamin tu l’as vu, tu as rejeté son existence, craché sur son chemin, sans prendre la peine de te questionner. Mais qui-est-il? Qui y a-t-il sous toutes ces couches de crasses? Non, les mioches sans éducation sont tous les mêmes de toute façon. Cette chose là, plus poussiéreuse qu’un grand édifice en ruine, n’a jamais pu être éduqué, il est vrai. Le mouflet, il ne sait ni lire ni écrire, connait à peine l’utilité de ces mots, et ne sait pas plus compter. Ainsi il ne connait pas même son âge, et ne sait pas comment se décompose une année. Il parle comme on le lui a fait entendre, dans un jargon malpropre et grossier. Même de la vie il n’en a pas grande notion. Il sait ce qu’on lui raconte, mais les choses il n’a jamais pu bien les voir. C’est un paysage froissé, décomposé, largué sans façon, dans un ton boueux que ses yeux lui offre. Alors, il imagine. Les couleurs il les invente, amplifiant et transformant les faibles nuances qu’il perçoit. Si les choses n’ont pas de forme il s’en va leur en trouver. S’amuse, de cette façon, et est fier de ce monde bien à lui, qu’il se créer et qui s’agrandit chaque jours. C’est un débrouillard qui sait vivre sans l’aide de personne; à part des bourses des passants. Il n’est en rien peureux, ne sachant en fait jamais dans quoi il s’engage. Les périples sont multiples et il en a la triste habitude. A vivre dans les ombres il ne craint pas le noir et avance sans difficulté sans rien n’y voir. Ignorant sur tant de choses, il a tout de même pour lui l’expérience des bruits, touchés, gouts et odeurs. Arrive à les différencier et peut ainsi se démêler de situations parfois cocasses. Il n’a jamais connu la honte, l’anxiété, ou la crainte d’échouer. Vit sans but à part celle de combler tant que possible sa faim pour pouvoir tenir debout et vivre un jour encore. Malgré le lieu perfide et pervers où il vit, le mioche a sut garder son innocence, ne comprenant pas réellement en quoi consiste le métier de ces femmes dont il est dit qu’elles vendent leurs corps. « Elles vont se faire manger? » voilà tout ce que sa logique en aura déduit. C’est un bon gamin en réalité, un peu naïf mais heureux de vivre, se contentant de ce qu’il a. Seuls ses actes font de lui un de ces êtres dont on aimerait se voir débarrassé. C’est ce que tu veux toi aussi, n’est-ce pas, qu’il disparaisse. Tu ne t’inquiètes pas qu’il tombe et meurt une de ces nuits d’hiver trop froides qui emportent tant d’âmes avec elles. Ça t’arrangerais même. Après tout il ne vit que de la bourse volée des honnêtes gens. Alors non, ce môme il ne t’intéresses pas. Tu ne veux pas même que l’on t’indiques son nom. Tant mieux, il n’en a pas. Tu peux ainsi arrêter de perdre ton temps et passer ton chemin.


    III « Tu ne cherches rien qu’une miche de pain. »

      C’est un bien triste tableau que celui là. Loin des châteaux et de la vie royale; l’entourant, présente, mais invisible aux yeux des plus grands. Miraud est un gamin des rues à qui on n’a trouvé aucun parents. Miraud est né dans le monde le plus moche, et sa seule chance est qu’il n’ai jamais pu le constater de ses propres yeux. Il n’a pas eu de parents et n’a pas souvenir de sa petite enfance. Il est juste arrivé un moment où il a fait partie d’un groupe. Là, endormi le soir, après un éprouvante journée, collé contre d’autres corps pour se tenir chaud. D’autres enfants aux histoires similaires à la sienne. Le plus souvent abandonnés, chacun d’eux réussirent l’exploit de survivre. Bien qu’au sein même du groupe, où ensemble ils se sentaient plus fort, certains d’entre eux tombaient pour ne plus se relever. Ces pertes ne leur arrachaient pas tant de larmes car aucun d’eux n’avaient pleinement conscience de ce qu’est cette chose qu’on appelle mort. Leurs amis tombent, et il faudra faire sans eux, vivre de la même façon que toujours, et ça ne fait pas une si grande différence.

      Pour Miraud cette bande est égale à une famille. Leur nombre change régulièrement. Certains restent quoi qu’il advienne, d’autres partent ou disparaissent. La plupart d’entre eux on grandi ensemble, portant l’ami quand il n’a plus la force de tenir debout, et recevant le même traitement; partageant les repas frugaux ; se serrant contre l’autre pour ne pas mourir de froid; supportant le poids de la vie tous ensemble, les coups dur comme les rires retentissant contre les parois des façades des bâtiments.

      Il y a malgré tout des exclus. Niquedouille c’est Nigaud, l’imbécile, le maladroit, celui qui ne sait presque rien faire de ses dix doigts. On lui laisse les taches les plus simples et ne l’emmène pas pour les vols car il provoquerait une catastrophe. On l’appelle aussi Le gauche, et ces surnoms lui vont parfaitement. Ses cheveux explosent en boucles couleur rouille sur son crâne. Surement qu’il serait roux après un récurage complet. Il a des taches sur la peau, tellement nombreuses que certains prennent peur parfois, et s’éloigne pour ne surtout pas attraper ce qu’il a. Il fait parti de ceux du groupe les plus mit à l’écart. Mais avec Miraud ça va. Parce que Miraud ne voit pas sa peau trop blanche même avec la crasse, ni ses taches brunâtres semblables à des boutons. Il est le seul qui va pour le toucher de son plein gré. Assez rapidement Niquedouille ne l’a plus quitté. Ils dorment l’un contre l’autre, il se fait un plaisir de le mener dans les rues, de lui faire toucher les choses et lui expliquer les formes et les couleurs. Miraud ne comprend pas tout et n’a en réalité pas tant besoin de Nigaud mais s’est habitué à sa présence, et l’aime plutôt bien.

      Chiche est l’un des plus grands, il a de la taille comme de l’âge, comme en attestent les poils sur son menton et son torse. Manquant cruellement de vocabulaire et possédant une voix caverneuse, il s’exprime peu. Usant de mots courts, souvent mal prononcés, lâchés d’un ton agressif qui ont fait de lui un personnage respecté dans le groupe, qu’on proclame aisément chef. Il tente de faire régner l’ordre, à sa propre façon, au sein du clan qu’ils forment. Il se goure des fois, les engouffre dans de mauvais plans, mais au final ils arrivent presque toujours à en sortir.

      Toute la clique possède une organisation pas vraiment solide mais qui tient debout. Ils ont toujours volés car ils ne pouvaient faire que cela. Après des débuts expérimentaux et pas vraiment concluant, où ils se sont fait maintes fois chopés la main dans le sac, l’expérience et l’habitude les ont aidé à trouver des astuces. Miraud est celui qui en utilise le plus. Son assistant, car c’est à deux ou trois que l’effet est le plus satisfaisant, le plus souvent c’est Titi. Ce môme là à un espace bien assez grand pour y placer une autre dent entre les deux de devant. Il parle avec la langue qui lèche les gencives, entre des lèvres pincés. Son aspect n’est pas très avenant mais il n’a aucune hésitation, et la main rapide. Aussi il ne semble pas connaitre le sens du mot pessimisme. Miraud fait donc affaire avec lui. Généralement il se laisse tomber maladroitement contre les hommes repérés par d’autres avec de meilleurs yeux que les siens, et se fait passer pour un pauvre aveugle qu’il n’est pas si loin d’être. Titi alors se charge de la bourse.
      Il arrive qu’une montre ou un bijoux soient portés en évidence, et le scintillement semble réveiller ses iris malades. Il peut alors travailler en solitaire, bien qu’un autre n’est jamais loin au cas où il se ferait attraper.

      Aussi, il y a une chose, vive, lumineuse, d’une blondeur qui aurait pu défier le soleil si elle n’était née dans la saleté des rues. Une fille. La seule. Prude. Arborant déjà des petits morceaux de seins que ses frères ne peuvent pour la plupart s’empêcher de mirer. Et la Prude elle est fière, a la tête haute, on la dirait presque distinguée; tombée là où il ne fallait pas. Bien sur ses manières ne sont pas nobles mais elles tachent de le devenir. Elle inspecte chaque passant, s’arrête sur les mieux habillés et les imite, chaque jour un peu mieux. Prude porte le plus de couche de tissus, voilant son corps, attifant comme elle peut pour rendre cela vaguement jolie. Coquette, autant que sa situation le lui permet. Peu détournent le regard d’elle. Il n’y en a que deux de ce cas là dans la bande; ce sont Niquedouille et Miraud. L’on dit que Nigaud et trop bête pour s’intéresser à la beauté, et pour Miraud personne ne s’étonne; il ne fait même pas la différence entre homme et femme. Bien qu’il remarque un peu ses cheveux, que la gamine forte les jours de pluie à en tomber malade s’il le faut histoire de les faire briller.

      Les enfants souvent trainent près de certaines maisons, les yeux qui clignotent et la respiration haletante, attendant de voir ou d‘entendre ce qu‘ils leur est interdit et par conséquent ce qu‘ils veulent. Celles où les hommes entre et en ressortent la bourse plus légère et le sourire heureux. Là, une autre môme, pas du même monde, mais du même âge à peu près, sort de temps à autre pour discuter un peu. C’est Chipie, une gosse prétentieuse. Elle est vaguement propre et a de quoi s’habiller comme se nourrir, alors Prude vient vers elle comme un insecte attitré par la lumière. La Chipie en est flattée et va jusqu’à lui donner des conseils de beauté quelle lui sait inutile dans la rue. La détestable se moque d’eux et vante sa vie. Miraud, comme les autres garçon, ne l’aime pas. La différence est que les mouflets n’apprécient guère sa vantardise exagéré et la facilité avec laquelle elle leur écarte leur blonde; Miraud lui ne lui envie juste rien du tout, la comprenant mangeant à sa faim et s’habillant comme il lui plait, chance qu’ils n’ont pas, mais surement pas aussi heureuse qu’eux le sont.
      S’il vient jusque là, ce n’est pas dans le même but que les autres, seulement pour rester grouper et essayer de comprend. Car Le bigleux il ne capte pas, semble vivre sur une différente planète. Ne connait rien de l’amour ou du sexe, ne sait rien de la venue des hommes au monde, et ignorant tout à fait quel service rendent les prostitués.

      Un autre morveux qu’ils n’apprécient pas c’est Le mouflard comme ils l’appellent. La raison est qu’il est fils de boulanger. Gros, joufflu, mangeant plus par gourmandise que par gargouillis de ventre. Celui-ci en plus se moque d’eux quand il les voit passer. Chiche a promit qu’il lui rendrait la monnaie de sa pièce un jour. Tous les autres gosses ont acquiescés sans être surs de ce qu’il entendait par là.
      Mais le plus détestable de tous est le Grigou. Un homme presque vieillard, à la moustache blanche, et qui arrive par astuce à leur soutirer une partie de ce qu’ils gagnent. Au début ils lui faisaient une totale confiance, puis ils ont finalement comprit qu’ils se faisaient manipulés. Et les promesses que l’homme leur faisait n’était jamais tenu.

      Ils vivent ainsi, soucis et rêves alourdissant leurs caboches, jambes flageolantes, et sourire aux lèvres. Ils font parti de la ville autant qu’ils en sont exclus; un pied dedans un autre ailleurs, on ne sait où exactement. Dans tout ça il y a eu une agitation, dont-ils furent épargnés, les idées complètement à l’opposé. Une histoire avec les princes. La majorité d’entre eux ne savent pas même ce que prince veut dire et quelles en sont les principes. Miraud fait parti de ceux là. Le monde bouge autour de lui mais il ne le voit pas. La seule éclaboussure que cela causa sur leurs vies fut la perte de Prude. Attirée d’instinct par ce qui brille, par le danger, l’exacte opposé qui fait la vie de ces rats d’égouts , elle disparue. La vague fut énorme, chacun de ses frères lui semblait soudain de parfaits inconnus. Sans qu’il ne sache pourquoi, ils se mirent tous dans une rage folle. Ne continuaient-ils pas tous à vivre comme toujours malgré les disparitions fréquentes de nombre d’entre eux? Et là, pour une blonde, tout partait en vrille. Trop de bousculades pour lui, Miraud s’enfuit.

      Il fut rattrapé bientôt par Niquedouille. Avec Miraud il était le seul à ne pas voir la disparition de Prude comme une tragédie. Ils formèrent alors une bande à eux deux. Ce changement brusque ne les laissait pas indifférent mais il feignirent de s’en contenter parfaitement.

      Et la vie suivait son cours sans qu’ils ne prennent attention à autre chose que se nourrir et rester en vie coute que coute.



    IV « Et à ta mort, personne ne se souciera de ton sort. »

      Votre nom ou pseudo : Chabus. Ou Dix.
      Comment avez-vous découvert le forum ? J’suis inscrit sur Coates aussi.
      Comment l’améliorer ? Reviens me voir dans mes horaires de conseiller.
      Rien à ajouter ? [code validé une deuxième fois xD]

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Armand

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Âge du personnage : 17 ans
Fiche du personnage :

RPs : "Un ange à ma table" - Louis (inachevé)

A joyful cup of tea? - Loki (inachevé)

"J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer." - Vidal (en cours)



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Profession ou titre: Prince tyrannique
MessageSujet: Re: « Polisson, viens donc que je te donne une leçon! »    Jeu 26 Juil - 21:51

    .... *approche* *s'éloigne* *revient et donne sa bourse entière* *repart*

    Ton personnage est trop mignooon, et original en plus, et j'aime sa fiche un peu triste mais optimiste alors je te valide sur le champ *o*

    Fiche Validée > Guys !

    Maintenant Miraud, tu dois continuer à survivre, fight è_é *jetée*

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