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 Une aiguille cachée parmi les marionnettes [PV Evan]

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Eden

{ The Lady who dreams to cut heads }

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MessageSujet: Une aiguille cachée parmi les marionnettes [PV Evan]   Jeu 30 Juin - 15:36

    « Ma très chère Princesse, j’ai le regret de vous annoncer que je ne pourrai être présente lors de votre prochaine séance d’habillage. J’ai engagé un nouveau couturier qui me paraît bien meilleur que le précédent. En espérant que le résultat vous plaise, Lady Anastasia. »

    Assise dans le jardin, cachée par une ombrelle aux couleurs sombres, Eden lisait une fois encore la lettre que lui avait adressée sa tante. Apparemment, elle avait un rendez-vous extrêmement urgent. Elle avait tenté d’interroger innocemment quelques domestiques mais aucune n’avait été en mesure de répondre à ses interrogations. Tant pis, elle finirait bien par le découvrir. Elle se demanda en souriant ce que sa tante avait fait de l’ancien couturier. L’avait-elle fait jeter dans le lac, pieds et poings liés ? Torturer à mort ? Ou avait-elle simplement ruiné son commerce, le faisant jeter à la rue ? Son sourire s’agrandit encore.

    Les cloches de l‘église se mirent à sonner. Elle se releva lentement, époussetant sa poupée qui était posée sur ses genoux, et marcha en direction des appartements royaux. Ses pieds foulaient l’herbe soigneusement entretenue, ses doigts effleuraient les tiges acérées des roses en prenant soin d’éviter leurs épines. En montant les interminables escaliers, son regard s’arrêta sur une petite marque presque invisible, au bout de son index, dont le rouge contrastait légèrement avec la blancheur de ses mains. Oui, elle s’en rappelait… Elle ne devait plus faire la même erreur.

    Elle ouvrit doucement la porte de sa chambre mais il n’y avait encore personne. Tant mieux. Elle s’approcha des fenêtres et ouvrit les rideaux de velours qui plongeaient la pièce dans l’obscurité. Puis elle tourna les talons et se posa sur un fauteuil. Celui sur lequel s’était installée sa tante il y avait quelques jours de cela. Et elle observa. Lorsqu’elle n’était pas envahie par l’ombre, sa chambre paraissait presque normale, bien que majoritairement peuplée de poupées en tout genre. Il y en avait même des cassées, éborgnées, partiellement brûlées, cachées derrière celles en bon état. Elle se releva et alla poser sa préférée sur une étagère. Elle ne ferait que l’encombrer, et elle ne devait pas quitter son but des yeux : pourrir la réputation de ce nouveau couturier.

    « Pardonne-moi, ça ne veut pas dire que je ne t’aime plus… »

    Tout en murmurant ces mots, elle baissa les yeux, son cœur se serrant dans sa poitrine. Elle passa ses doigts le long du visage de la poupée de chiffon, toujours sans oser la regarder. Elle voulait retrouver ce sentiment qu’elle avait éprouvé autrefois et qu’elle avait l’impression d’avoir perdu. Elle se rendait compte qu’elle changeait. Elle voulait toujours faire souffrir les autres, son esprit de vengeance guidait toujours ses pas mais… Elle voyait bien qu’emmener sa poupée partout où elle allait devenait plus une obligation qu’une joie. Elle l’oubliait souvent, et elle s’en voulait. Elle s’en voulait de la laisser tomber après tout le soutien qu’elle lui avait promulgué, de l’abandonner à son triste sort comme on l’avait abandonnée. Mais elle n’y pouvait rien. Elle se détachait d’elle, et cette réalité était dure à admettre pour Sa Majesté.

    Elle soupira et essuya les larmes naissant aux coins de ses yeux. De son pas gracieux, elle retourna s’asseoir sagement, comme une gentille petite poupée. Elle ne voulait plus être une poupée. Mais au fond, elle était prisonnière de son propre jeu. La porte de sa chambre grinça et elle leva les yeux vers l’homme qui l’avait poussée. Il semblait un peu jeune pour un couturier de renom, mais elle ne s’en formalisa pas. Elle sourit gentiment et dit d’une voix enfantine :

    « Vous êtes un peu en retard monsieur… ? »

    Elle voulait connaître le nom de sa future victime. Mais elle ne ressentait pas cette excitation habituelle, comme si elle était lasse de tout cela. Lasse de ce théâtre de marionnettes.
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MessageSujet: Re: Une aiguille cachée parmi les marionnettes [PV Evan]   Mer 6 Juil - 18:28

    La meilleure nouvelle que je n'ai jamais eu depuis longtemps. En fait, la meilleure depuis que je suis arrivé dans ce maudit royaume. Celle qui sonnait le commencement. Celle qui sonnerait peut-être bientôt l'aboutissement de tout ce bordel royal. S'ils savaient... S'ils savaient ils me couperaient la tête sur-le-champ. Mais ils ne savaient pas.
    Le matin même, très tôt, bien avant que le soleil n'apparaisse et m'assomme de ses rayons dorés, je faisais les cent pas dans ma boutique, une bouteille de rhum à la main, une cigarette dans l'autre. Je ne fumais jamais dans ma boutique, mais cela n'était plus important à présent. Du moins plus pour l'instant.

    Je songeais qu'il fallait que je prévienne Vidal avant de m'y rendre. Ce que je fis aussitôt. J'attrapais une feuille où j'avais dessiné plusieurs croquis et patrons fantasques, je la retournais et sortait une plume d'un des nombreux tiroir de mon atelier ainsi qu'un encrier trouvé derrière des montagnes de lames de tissus. De mon écriture fine et pressée, je tachais le parchemin chiffonné.

    "J'y suis arrivé. Tâche de m'envoyer de bonnes pensées. Evan"

    Mais je me ravisais. Je n'irais pas lui porter ça dans les catacombes. Cela mettrait bien trop de temps. Alors je décidais tout simplement de changer le destinataire de ce mot. Je préviendrais Vidal moi-même. Oui, car ces mots étaient davantage destinés à une autre personne. Que j'affectionnais énormément. Elle serait certainement heureuse de savoir que j'y étais arrivé. Même avant elle. Je savais qu'elle serait contente pour moi.

    Je me levais alors précipitamment conscient que je risquais fort d'être en retard, comme à mon habitude. Je rassemblais mon nécessaire de couture. Les outils basiques ainsi que les plus performants. Je mettais mon mètre autour du cou, glissais quelques bandages dans ma poche, attrapais un coffre où je jetais tous mes outils ainsi que des parchemins, mon encre et ma plume. Je remontais mes manches et partais, le mot que j'avais écrit entre mes lèvres, le coffret sous le bras, ma cigarette à la main.

    Déposant mon mot sous la porte de la boutique de Kim sans m'en retourner, je me dirigeais d'un pas pressé en direction du palais. Palais où m'attendait la princesse, d'après ce que j'avais pu comprendre de mes directives. J'étais en retard. Je jetais par dessus mon épaule ma cigarette encore allumée sur les pavés crasseux et courais le long des quartiers les plus miséreux, jouant des coudes pour passer entre les habitants. La cloche de l'Église sonnait l'heure, ce qui ajouta davantage d'impulsion à ma course effrénée à travers le royaume.

    Je courais du mieux que je le pouvais et arrivais enfin dans les couloirs magnifiques du palais où j'étais entré avec peine. Je poussais doucement la porte que l'on m'avait indiquée et tombait sur une petite fille, assise gracieusement dans sa chambre remplie de poupées de chiffon.

    - Vous êtes un peu en retard monsieur… ?


    N'avait-elle pas l'air si attendrissante avec sa petite voix d'adorée ? Mais il ne fallait pas que je me laisse abuser par les apparences. J'étais là avant tout pour la Resistant Union. J'étais la plus pour la détruire que pour l'habiller. Ma priorité était de la ruiner. Peu importe le temps et le travail que cela demanderait. Je m'inclinais alors devant elle, plus bas que terre.

    - Pardonnez-moi, je me laisse souvent rattraper par le temps. Ça n'arrivera plus, je vous le promet.

    Je marquais une pause durant laquelle je ne me redressais toujours pas. C'était une manière comme une autre de montrer que j'étais à son service et que j'approuvais son pouvoir. Une manière comme une autre de mentir. La plus efficace à mon gout.

    - Que puis-je faire pour vous, Princesse ?

    Là, tout commençait mon travail de persuasion. Il fallait que je sois le meilleur, le plus respectueux. Que je paresse le plus servant, le plus ingénieux. Il fallait que je reste suffisamment de temps en ces lieux pour avoir sa confiance. Il fallait que j'ai l'opportunité d'acquérir des informations.

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MessageSujet: Re: Une aiguille cachée parmi les marionnettes [PV Evan]   Lun 29 Aoû - 20:48

    Avant même qu‘elle n‘ai eu le temps d’inspecter le visage du nouveau couturier, celui-ci s’inclina rapidement. Un peu déçue, elle se contenta de passer ses vêtements et sa manière de se porter au peigne fin. Assise sur son fauteuil aux couleurs pourpres, on aurait dit une impératrice impitoyable, profitant du fait que le jeune homme ne puisse voir son visage pour révéler sa vraie nature. Il avait un aspect des plus ordinaires… Comme toute la vermine demeurant dans ce royaume, supposa-t-elle. En revanche, quelque chose attira son attention. Quelque chose de caché, de presque invisible au premier coup d’œil, mais le soleil s’était reflété sur cette pierre bleutée à son cou.

    « Pardonnez-moi, je me laisse souvent rattraper par le temps. Ça n'arrivera plus, je vous le promet. »

    Un sourire en coin fit son apparition sur son visage de porcelaine. Il n’y avait aucune crainte dans sa voix. Il ne la craignait pas, il ne devait pas penser qu’une si petite fille puisse lui faire du mal… Pourtant, elle finirait bien par trouver son point faible, et quelque chose lui disait que ce bijou n’était pas à sa place autour de son cou.

    « Que puis-je faire pour vous, Princesse ? »

    Le moment était venu d’aller à la chasse. La petite fille aux yeux impénétrables se leva gracieusement, sans répondre tout de suite, et s’approcha du jeune couturier d’un pas léger. Elle façonna un sourire mielleux à montrer à son nouveau jouet et s’arrêta à environ deux pas de lui, les mains candidement disposée derrière le dos.

    « Tout d’abord… Veuillez vous redresser, monsieur Le Couturier. Je n’aime pas voir les gens si stricts en ma présence, c’est ennuyeux, vous ne trouvez pas ? »

    Elle rit doucement, une main devant ses lèvres aux reflets perlés et les yeux pétillants. Ils n’étaient que tous les deux dans cette pièce, et elle comptait bien en profiter. Elle voulait le mettre en confiance, qu’il soit persuadé qu’elle était parfaitement inoffensive et alors… elle frapperait. Fort. Là où ça fait mal. Elle s’en délectait d’avance. Elle sembla réfléchir, la bouche légèrement tordue et les yeux levés au ciel.

    « Si ma tante vous a fait venir, c’est pour que vous me fassiez une robe. Seulement, je suis assez difficile, et aucune ne me convient… Peut-être réussirez-vous à faire une robe qui soit à mon goût ! »

    Elle posa ses mains l’une contre l’autre, comme une prière muette, l’air un peu gênée d’avouer cette tare. Puis elle recula de quelques pas, l’invitant à avancer dans l’antre de la bête d’un geste de la main. Elle avait avancé ses pions sur l’échiquier, à lui de jouer. Pour l’instant, en tout cas, la princesse était plutôt confiante. Qu’aurait-elle à craindre de ce misérable couturier, certes d’assez bonnes recommandations, mais un simple homme du peuple malgré tout ? Son regard s’attarda quelques instant sur la bosse que formait la petite pierre bleue au niveau du cou du jeune homme. Maintenant qu’il s’était redressé, celle-ci était totalement invisible, mais l’esprit de la demoiselle ne pouvait s’éloigner de cette pierre outre-mer. Elle sentait qu’elle n’était pas là par hasard, que derrière elle se cachait une histoire. Une faiblesse qu’elle finirait par découvrir.



[Pardon, pardon, vraiment pardon pour le retard T__T M'enfin, j'ai décidé de me reprendre en main >__< En espérant que ma réponse te plaise ^^"]
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MessageSujet: Re: Une aiguille cachée parmi les marionnettes [PV Evan]   Lun 29 Aoû - 22:52

    Alors à ses mots, je me redressais. Obéissant. Bien entendu, j'étais conscient des risques que je prenais en venant ici. Surtout faisait parti de la Resistant Union. Mais cela, heureusement pour moi autant que pour eux, elle ne le savait pas. Enfin, pas encore. Il était connu qu'offrir trop de confiance à son ennemi, même si celui-ci ne savait pas que vous en étiez un, est nocif. Pour vous seulement. Je devais donc me forcé à être à la fois méfiant et confiant. Ce qui est totalement contradictoire, finalement. Disons qu'il ne fallait pas que je me laisse berner. Certes, il ne s'agissait là que d'une enfant, rien de plus. Mais en dire trop sur moi n'était pas recommandable. Puis elle était tout de même la Princesse. L'on ne la connaissait pas très bien, c'était justement pour cela qu'il fallait se garder de la considérer trop comme une gamine. Et puis ce qui m'intéressais tout d'abord, c'était de recueillir des informations. Et pour ça, il faudrait certainement que je me rende dans d'autres pièces. Furtivement. Illégalement. Mais il le faudrait, un jour où l'autre.
    Mais avant, il ne fallait surtout pas oublier que j'étais aussi là pour exercer mes talents. C'était primordiale de lui plaire et de satisfaire sa commande. D'autant plus que j'avais bel et bien l'intention de revenir.

    Et je m'avançais sous ses instructions dans sa chambre qui avait plus l'air d'un immense magasins de poupées plutôt que la pièce à jouer d'une enfant de cet âge. Quoique, à quoi m'attendais-je en débarquant au palais ? Le luxe était de mise en ces lieux et ils ne seraient rien se refuser. Même en temps de crise. Certainement pas eux.

    Il fallait dire que cette petite avec quelque chose d'étrange. Elle semblait atrocement inoffensive, gentille, agréable. Et c'était bien là ce qui me chagrinait dans l'affaire. Je ne pouvais pas être tout à fait serein. Mais je ferais tout pour le lui montrer le contraire. Absolument tout. Ceci dit, son regard et son rire avaient quelque chose de sombre. Ou peut-être de la malice y était caché. En tout cas, rien de bien effrayant, simplement dérangeant. Et ce n'est pas faute d'avoir exercer mon talent sur des mioches. Simplement... Oui, il y avait quelque chose qui me dérangeais. Je ne pouvais pas le nier.


    - Si aucunes ne vous convient, alors dites moi tout ce que vous voudriez sur votre robe.


    Je posais mon coffret à mes pieds et l'ouvrait d'un grand geste habitué. J'attrapais mes anciens croquis, ma plume, mon encre ainsi que de nouveaux supports. Puis, m'accommodant au lieu, je m'assaillais au sol, non loin d'elle. Sans retenu. Comme l'aurait fait un couturier fou et passionné. Ce que j'étais.
    Tendant les bras pour lui montrer certains modèles, je ressemblais à un gamin de sa tranche, montrant de beaux dessins à son semblable. Puéril.

    - Dites-moi donc ce qu'il vous plait sur ces modèles. Nous verrons ensuite ce que nous pouvons accorder sur une même base. Puis il faudrait ensuite choisir des couleurs qui vous plaise avant tout mais qui aillent avec votre teint, vos yeux et vos cheveux également. Cela ne prendrait pas plus de deux jours, si vous êtes aussi compliquée que vous le dites. Je parlais de la dessinée. Ensuite, il sera plus rapide de la créer. Mais cela ne dépend que de vous, Princesse.

    Oui, enfin, il ne fallait pas trop en demander non plus. Mais pour elle, j'étais capable de ne pas dormir durant des jours, de repousser toutes mes commandes. Simplement pour la satisfaire. En second pour remplir mon but premier. Enfin pour aider la Résistant Union. Il fallait que j'ai ces trois points à l'esprit. Que je ne les oublie pas. Je n'étais pas n'importe qui. Je n'étais pas un simple couturier. J'étais Evan Amos, membre des Résistants, frère de Méline Amos que je ne tarderais pas à rejoindre. Du moins, c'est ce que j'espérais. Et je ne partais pas défaitiste. Jamais.
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