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 J'aime les poulets. Seulement dans mon assiette, et déjà cuisinés. [PV Heather]

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Vidal

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MessageSujet: J'aime les poulets. Seulement dans mon assiette, et déjà cuisinés. [PV Heather]   Jeu 26 Mai - 22:14


    Tout se déroula plus rapidement que prévu. Vidal sortait rarement, désormais, pour aller donner des ordres à ses combattants. Il se savait surveillé, Shad lui avait bien révélé, après tout... Alors, il passait des petits mots à des intermédiaires, le plus discrètement possible. Shad ne devait pas deviner son rôle dans cette affaire, et croire que cette poudre retrouvée en haut de la tour n'était qu'un sinistre hasard. Depuis leur rencontre, il s'était alors remis à ses cuisines, contrastant un peu avec le personne toujours préoccupé qu'il incarnait avant. Le nouveau Vidal était celui qui tentait de réussir à satisfaire ses patrons et les princes aussi bien que possible. Le nouveau Vidal était soumis au régime et on ne pouvait déceler aucun défaut dans son comportement exemplaire. Le nouveau Vidal ne parlait pas à des gens étranges, bien qu'il arrive encore qu'il commette une maladresse et que quelqu'un situé là par hasard vienne l'aider. Mais il s'agissait seulement d'un hasard, n'est-ce pas ? La coïncidence aurait été beaucoup trop grosse si cette personne venue l'aide et cet assistant cuisinier avaient décidé de tout ce plan machiavélique et lui laissé tomber le plateau dans le but d'avoir un contact pendant un millième de seconde avec un Résistant.

    Non bien sûr.

    Vidal vida l'eau bouillante de la marmite dans l'évier, récupérant les lentilles accompagnées de diverses saucisses dans une grande passoire. Il les remit dans la casserole une fois celles-ci égouttées et se dirigea, sans un seul mouvement de sourcil, vers sa prochaine besogne. Le poulet était là, vivant. Parfois, Vidal se demandait si les souverains – pas ses, il ne les considérait pas vraiment comme les siens – avaient quelques remords de laisser son peuple crever de faim alors qu'eux et leur bande de chacals s'empiffraient joyeusement sous le joyeux son de la viole de gambe. La volaille avait visiblement envie de passer ses derniers jours vieille, quelque part dans la nature, et en aucun cas sur ses genoux. Peu importe. Les vagues caquètements affolés de la femelle n'induisirent pas le blond en pitié. Il souleva son couteau, s'apprêtant à l'égorger.

    - Hey, t'as entendu, Germain ? Ils disent qu'ils ont trouvé la cachette des résistants et qu'ils ont un moyen de remonter jusqu'à leur chef ! Enfin ! Ce pauvre con utopiste va être mis hors d'état de nuire ! Tu as vu, tous les morts en ville, à cause de lui, toutes ces explosions !!! »

    Vidal n'entama pas le cou de la poule. Déconcentré par les paroles de cet apprenti boulanger qui faisait la commère, il planta son couteau dans son bras et trancha la chair un bon cou avant de s'apercevoir de la douleur. La poule profita de cette occasion rêvée pour s'enfuir, avant d'être rattrapée par le chien qui traînait dans la cuisine et assassinée d'un bon coup de mâchoire.

    « Vidal ? Vidal, ça va ? Tu saignes à verse !!! »

    Il comprenait tout à fait, c'est juste qu'il avait mal et que la douleur était intense. Pas autant que l'incendie qui l'avait privé de sa famille, mais il avait tout de même diablement mal. D'un réflexe, il prit une nappe et se l'enroula autour du bras. Il faudrait sûrement un ou deux fils pour soigner ce truc. Il grimaça, avant de demander à l'abruti congénital qui avait osé lui demander comment cela allait, puis entendant sa réponse, sortit de la cuisine seul, s'étant décidé d'aller à la recherche de cette Heather dont la boutique était située en centre-ville. Il n'eut pas de problème à la retrouver, le garçon lui ayant précisément indiqué l'endroit, par contre, la nappe était devenue toute rouge et lui commençait à faiblir. Il entra sans même toquer, apercevant la jeune fille blonde du premier coup.

    « Demoiselle...Besoin d'un traitement...Ai de quoi payer... »

    Vidal tomba à genoux par terre, à bout de force. Quel était le moyen de Shad de remonter jusqu'à lui ? Le peuple croyait-il véritablement que la résistance était la cause de tous ces mots, comme lui avait dit la belle Chan Dai ?
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Heather

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MessageSujet: Re: J'aime les poulets. Seulement dans mon assiette, et déjà cuisinés. [PV Heather]   Ven 27 Mai - 20:37

« Ro...méo était le... fils de la... fa...mille... Mon...tai...gu »

La petite Lys, une gamine du quartier, lisait péniblement un livre d'image, racontant pour les enfants une fameuse histoire. Celle de Roméo et Juliette. Elle était installés sur une chaise, le livre posé bien à plat sur la table. Heather l'aidait pour les mots les plus ardus, et la corrigeait parfois. Mais la petite était douée, et faisait des progrès dans sa lecture de jour en jour. L'apothicaire était debout, juste derrière elle, une main douce posée sur l'épaule de la môme. Toutes les deux se trouvaient dans la pièce la plus important de la petite maison d'Heather. En fait, cette pièce faisait tout simplement tout le rez-de-chaussé. Une porte donnait sur la rue, une autre sur un petit jardin. Un escalier pour aller à l'étage, une cheminée où reposait une marmite, emplie d'eau chaude, ou au moins tiède. Elle ne pouvait pas la chauffer en permanence, les coûts en bois seraient bien trop importants. Une multitude d'étagères, de placards, et de meubles à tiroir cachaient les murs. Ils contenaient ce dont avait besoin Heather pour confectionner ses produits, et bien sûr, les produits eux même, que venaient acheter les clients. Certains, fermés à double tour, contenaient aussi des effets plus personnels, et surtout, l'argent de la maison. Ici se trouvait donc sa boutique, mais aussi sa cuisine et sa salle à manger. Elle y passait le plus clair de son temps.
Elle écoutait toujours Lys lorsque tout à coup, et pour la première fois de la journée, un client arriva dans la boutique. Mais vu le client, Heather aurait sans doute préféré ne pas gagner sa croute aujourd'hui. Un blessé. Et pas un petit blessé. Non, pas un gamin qui venait de s'écorcher la paume de la main. L'homme, un blond de taille moyenne, avait envelopper un tissu (non identifié) qui devait être auparavant blanc, mais qui était là rouge. Rouge de sang. Elle ne se le fit pas dire deux fois. Même s'il n'avait pas eu d'argent, elle ne l'aurait pas laissé mourir là comme un chiant. Surtout que bon, il aurait agoniser un certain temps.

« Lys, sort moi des linges propre, puis va me chercher de l'eau fraiche au puits ! »

La petite, qui avait arrêter de lire depuis l'arrivée du blessé et qui le regardait d'un grand air apeuré, se leva de suite pour obéir aux instructions d'Heather. L'apothicaire elle s'était précipitée aux côtés du jeune homme. Une main sur son front lui suffit à constater qu'il était brulant. Elle n'osait pas retirer le tissus de suite, car pour l'instant, mine de rien, il retenait un minimum l'hémorragie.

« Seigneur, comment diable vous êtes vous fait ça ? »

Elle allongea le jeune homme, qui était à bout de force. Il était fort probable qu'il s'évanouisse d'ici peu, alors, autant éviter qu'il ne se cogne. Elle glissa un premier linge sous la tête du blond, qu'elle plaça sur le côté, et évidemment, pas sur son bras blessé. Encore une belle parole de son oncle. Ne jamais laisser quelqu'un qui menace de perdre conscience sur le dos. Lys revenait déjà, avec un sceau d'eau fraiche. Sans doute avait-elle reçu un peu d'aide de la bande de garnement qui trainait souvent autour du puits. Sous les instructions d'Heather, elle alla ensuite chercher une sangle dans un des placards. Heather allait pouvoir faire un garrot. Elle devait à tout prix limiter au maximum l'écoulement du sang.

« Vous êtes toujours avec nous ? »

Laissant Lys maintenir le jeune homme, la blonde se saisit de la sangle, et l'attache au bras du blessé, serrant fort. Elle espérait avoir bien fait comme son oncle le lui avait enseigné. Enfin, ce ne serait pas pour longtemps non plus. Maintenant, elle put enfin enlever ce qui semblait être une nappe. Elle se leva, et alla décrocher la marmite d'eau chaude de la cheminée, pour en verser dans une bassine, disposée non loin de là. Toujours être près pour les situations d'urgence. A tout casser, elle avait du voir son oncle traiter des cas urgents une fois ou deux. Mais tout était à portée de main.
Elle tira la bassine jusqu'au blessé, et y trempa un linge propre. Elle devait nettoyer la blessure. Comme elle pouvait à nouveau maintenir le jeune homme allongé sur le côté, elle donna de nouvelles instructions à la petite Lys.

« Lys, prends une grosse écuelle, monte au second, et emplit la à moitié d'argile verte. »

Son linge était déjà imbibé de sang. Elle dut en changer, et continua de nettoyer la blessure, jusqu'à ce que la plaie lui apparaisse clairement. Une longue, fine, et profonde entaille. Un couteau. Bien sûr, elle s'attendait à quelque chose de cet acabit, mais tout de même. Elle posa un linge propre imbibé d'eau chaude sur la plaie béante, puis un linge imbibé lui d'eau froide sur le front du jeune homme.

« Et bien, si vous voulez que je vous soigne ceci, il vous faudra passer la nuit ici. Et toute la journée de demain. Puis ensuite revenir tous les jours. Si ce n'est plus... »

Heather était apothicaire. Pas chirurgienne. Elle ne recousait pas. Non, elle appliquait plutôt des cataplasmes. A l'argile verte en l'occurrence. Ils étaient efficaces, mais il ne fallait pas être pressé non plus...
Lys revint avec l'argile, et la blonde lui fit verser de l'eau froide dedans. Il fallait maintenant attendre que l'argile s'imbibe bien de l'eau, pour qu'elle puisse l'appliquer en cataplasme. La jeune fille se fit remplacer par la gamine, qui régulièrement devait rafraichir le jeune homme, essuyer la plaie, et surtout, lui parler de temps en temps. Pendant ce temps, Heather remit à chauffer l'eau, et se saisit de diverses plantes, ayant pour effet de faire un peu oublier au patient la douleur. Il était mis un peu dans un état second. Il ne dormait pas vraiment, mais presque... Une fois l'eau suffisamment chaude, l'apothicaire se servit d'une louche pour en verser dans un verre de terre cuite, où les plantes préalablement sélectionnés, et hachées, attendaient. Elle remua un petit temps, puis passa le liquide dans un autre verre, recouvert d'un fin tissu, afin de recueillir les herbes. Ce n'était pas très agréable à boire sinon. Puis elle retourna au chevet de l'homme, libérant ainsi Lys, et le releva légèrement.

« Tenez, buvez, cela vous fera du bien »

Elle approcha délicatement le verre des lèvres fines du jeune homme, et le pencha, pour que son patient ait le minimum de choses à faire.


Dernière édition par Heather le Jeu 11 Oct - 15:32, édité 1 fois
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Vidal

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MessageSujet: Re: J'aime les poulets. Seulement dans mon assiette, et déjà cuisinés. [PV Heather]   Sam 28 Mai - 15:31


    Avec cette fille, il y a également un gamin. Vidal ne parvient pas à distinguer son sexe, crevé comme il l'était. Il paraissait être l'aide de cette apothicaire. Le blond cligna des yeux plusieurs fois, à la limite de tomber dans les pommes, se sentant vraiment défaillir. Il ne manquait plus que cela. Déjà, il avait dû mal à comprendre ce que lui demandait la fille, seuls quelques mots lui parvenaient aux oreilles : comment s'était-il fait cela ? Vidal fronça les sourcils, sentant les petits doigts de l'enfant sur la plaie. Il ne se sentait la force à ne prononcer aucun mot. Qu'allait-il pouvoir dire, une fois qu'il serait en mesure de bouger les lèvres ? Bon, sa situation était toujours meilleure que s'il s'était fait cela en voulant attenter à la vie des Princes, mais le pourquoi du combien il s'était entaillé le bras pouvait conduire ses adversaires sur une piste qui les eut mené à la résistance. Il avait tout de même fait cela car il avait entendu deux types parler de la résistance et des explosions. Que ? Il n'arrivait plus à réfléchir. Il voyait trouble, il avait trop chaud, qu'attendait la fille pour baisser le feu, elle ne constatait pas que la chaleur, ici, était carrément pire que chez un forgeron. Vidal serra ses dents.

    Il n'attendait pas ses mots. Il ne put donc faire un seul signe lorsque la demoiselle lui demanda s'il était encore conscient. Vidal nageait dans un espèce de brouillard étrange.

    « Le...le monsieur il est mort ? Non..non, il dort ! »

    Non, il n'était pas mort, le monsieur. En apparence, il suait juste à grosses gouttes tandis que la jolie dame s'occupait de lui. Il ne s'était pas loupé, le couteau avait bien tranché la chair et il mettrait sûrement longtemps à récupérer. L'apothicaire connaissait son métier, elle commença les premiers soins avec rigueur et précision. Vidal reprendrait peut-être conscience dans les secondes qui suivraient, mais rien n'était sûr.

    En effet, il rouvrit les yeux pour voir cette belle dame nettoyer la plaie et lui faire un garrot. Il resterait ici tout le temps qu'il faudrait, pourvu qu'il guérisse. Il faudra juste envoyer quelqu'un dire à son patron où il était et pourquoi, et ainsi, il ne risquerait pas sa place. Par la même occasion, puisque son patron le saurait, il serait facile à ses camarades résistants d'entendre cette rumeur comme quoi il était blessé et de deviner où il se trouvait.

    «  Je...resterai...autant de temps que vous voulez ! »

    Vidal voyait encore trouble. Et la Résistance, justement ? Comment allait-il faire pour la commander de là où il était ? S'il ne se passait rien alors qu'il était malade, l'on pourrait avoir des doutes sur lui...Il allait falloir qu'il demande à sa bienfaitrice de faire venir William sous le prétexte de l'ennui, moins pour lui ramener des livres que pour lui faire passer des indications concernant ce que lui, Corbeau, pouvait accomplir...

    L'odeur qui régnait dans la pièce était étrangement relaxante. Vidal avait ainsi cessé de penser à ses problèmes, la tête sur le côté et les yeux luttant contre le sommeil. De quel côté se situait son hôte ? Il ne pouvait se permettre la moindre bourde en croyant qu'elle était automatiquement de son avis. Vidal but sans aucun problème la préparation de Heather, soupirant de nouveau une fois cela terminé. Il était un peu moins que depuis qu'il était entré et la douleur semblait s'être éclipsée pour un petit moment. Était venu le moment des explications tant attendues.

    « Je m'appelle Vidal. Je suis assistant cuisinier et un peu étourdi...j'égorgeai un poulet et au lieu de viser son cou...j'ai tranché mon bras. Bref. »

    Il n'en était pas vraiment fier ; cette bourde, si elle se savait, ferait de lui la risée du château. Il préférait encore dire qu'il s'était fait cette blessure de guerre en se battant contre un garde, mais c'était trop délicat. La vérité, rien que la vérité. Et pour le moment, cette vérité ne risquait pas de le mettre en danger, il valait mieux donc continuer dans cette direction.

    « Un..garçon des cuisines m'a dit votre adresse, alors j'suis venu ! »

    Vidal ferma les yeux, bercé par l'odeur de la tisane et par le produit dans son estomac. Si seulement il pouvait se réveiller ailleurs, dans un champ, avec du vent, les doux blés se frottant à sa peau, ses parents à ses côtés. Si seulement...

    Avec des « si »...Nous pourrions refaire le monde.
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Heather

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MessageSujet: Re: J'aime les poulets. Seulement dans mon assiette, et déjà cuisinés. [PV Heather]   Dim 29 Mai - 14:00

Au moins, il ne rouspétait pas sur le temps que durait le soin. Et pourtant cela risquerait de prendre du temps. Non, cela prendrait du temps, à coup sûr. La première pose de cataplasme durerait un quart d'heure, puis elle devrait enchainer sur un autre. Une demi heure environ. Et un troisième, pour une heure. Et enchainer ainsi, toute la nuit. Le temps entre deux poses augmentant peu à peu. Voilà qui était tout, sauf amusant. Mais c'était son travail. Et Heather aimait se sentir véritablement utile. Comme en soignant un homme. Une facette de son travail qu'elle préférait largement à celle consistant à arnaquer de jeunes femmes amoureuses avec de soi disant philtres d'amour.
Elle lui fit boire doucement la tisane, et constata avec plaisir que le jeune homme y réagissait très rapidement. Déjà son visage se décrispait, et il semblait recouvrer pouvoir à nouveau communiquer. Heather sut enfin son nom, et sa profession. Vidal, assistant cuisiner. Elle sut aussi la mésaventure du marmiton, et donc, la raison de son arrivée ici sanguinolente.
Un coup d'œil à l'écuelle d'argile suffit à lui faire dire que la préparation était prête pour le premier cataplasme. Elle se saisit d'un linge propre. Elle n'allait pas en avoir assez, elle devrait envoyer quelqu'un chez Kim, qui pourrait sans doute la dépanner. Elle demanda à Lys une cuillère en bois, et elle s'en servit pour étaler de l'argile sur le linge. Un carré d'un bon pouce d'épaisseur, bien plus important que la blessure, mais laissant aussi une imposante marge de tissu libre. Elle alla poser l'argile directement sur la plaie, puis se servit des bouts libres d'argiles pour attacher le cataplasme autour du bras de jeune homme. Constatant qu'il tenait un minimum, elle humidifia un autre linge avec de l'eau chaude, et le posa dessus, serrant bien le tout. Avant de répéter la même action avec un linge sec, pour être sûre que le tout tiendrait. Il restait encore de l'argile pour deux poses. Un du linge pour quatre.

« Lys, va voir chez Kim, et demande lui des linges de ma part. Dis lui que je la paierais plus tard, j'ai un blessé ici. Et demande à tes frères de venir me voir s'ils tu les croises. »

Elle se leva, et alle se saisir d'un sablier dans l'un de ses placards. Sa durée était d'approximativement un quart d'heure. Elle revint alors aux côtés du blessé, et posa le sablier retourné.

« Lorsque le sable se sera écoulé, je changerais à nouveau votre cataplasme. En attendant... »

Il n'avait pas besoin du garrot, aussi, elle lui enleva et massa l'endroit où il avait été posé, afin de faire à nouveau bien circuler le sang. Maintenant que le cataplasme était posé, il n'était plus nécessaire. Le bandage autour était suffisant. Mais cependant, elle allait devoir refaire ce garrot avant de refaire un cataplasme. Enfin, elle avait encore un peu de temps. Beaucoup même.
Quelques enfants du quartiers arrivèrent en trombe dans sa petite boutique. Un cadeau de Lys, manifestement. Elle leur demanda d'aller chercher au second le matelas supplémentaire, ainsi que l'édredon. Ce n'était pas du tout du grand luxe, étant donne que les deux étaient rembourrés de pailles. Mais parfois, ils avaient leur utilité. Son patient serait bien mieux posé dessus.

« Comment vous sentez vous ? Si le cataplasme vous irrite de trop, prévenez moi. Je devrais le changer. »

Un grand boucan arriva des escaliers, les garçons descendaient en trombe, avec ce qu'elle leur avait demandé. Sous ses indications, ils placèrent le petit matelas de paille dans un coin de la pièce.

« Pensez vous pouvoir aller jusque là bas ? Ce n'est pas du grand luxe, mais ce sera toujours plus confortable que le sol direct. Je peux vous aider, si vous voulez. »

Elle prit délicatement le bras blessé, releva son patient légèrement, pour le mettre assis. Elle passa alors l'autre bras autour derrière ses épaules, et le regarda, un sourire confiant aux lèvres.

« Allons y doucement »

Finalement, elle ne lui laissait même pas le choix. Elle l'aiderait à marcher jusqu'au petit coin aménagé pour lui, qu'il le veuille ou non. Elle attendit que le jeune homme se mette un genoux, puis qu'il se lève doucement pour l'accompagner dans sa montée, et le soutenir. Puis une fois debout, elle l'accompagna à la couche de paille, pour le faire se recoucher toujours aussi doucement. Elle plaça l'édredon de telle sorte que le torse du jeune homme soit légèrement surélevé. De manière à ce que position soit la plus confortable possible.
Une fois ceci fait, elle ramena tout ce dont elle avait besoin à proximité et dit aux gosses qui l'avaient aidé qu'ils pouvaient y aller. Le plus grand lui lança avant de sortir de prendre garde à l'homme tout de même. Évidemment, elle restait une « faible » femme, et en temps normal, jamais elle n'aurait accueillis un homme chez elle. Mais elle ne pouvait tout de même pas le foutre à la porte. Le gamin se faisait du mouron pour rien. Les histoires qui courraient dans les rues n'étaient pas toutes vraies.
La petite Lys revint bientôt avec les linges. Et lui annonça la nouvelle rumeur qui courrait dans les rues.

« Heather, il paraît que les résistants seront bientôt tous arrêtés, et même le chef !
- Oh ? Cette bonne nouvelle mérite bien un repas de fête pour ce soir ! D'autant plus que nous aurons un invité. Vidal, dites moi, vous travaillez au château ou pour un bourgeois ? Peut être êtes vous plus au courant que nous... »

La nouvelle d'une prochaine arrestation des résistants réjouissait Heather au plus au point. Ce serait peut être l'occasion de manger un peu de viande tiens ! La dernière fois qu'elle en avait mangé, c'était pour le couronnement des Princes. Les bonnes nouvelles se faisaient rares depuis. Mais celle là était excellente.

« Les résistants cesseront peut être bientôt leurs méfaits envers nos bons Princes. Avec un peu de chance, nous pourrons bientôt souffler. »

Si le blond doutait encore de sa tendance politique, maintenant, il était fixé. Heather ne se cachait pas. Il faut dire qu'elle n'était pas une hors la loi, elle....


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Vidal

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MessageSujet: Re: J'aime les poulets. Seulement dans mon assiette, et déjà cuisinés. [PV Heather]   Mer 8 Aoû - 3:28


    Si les herbes avaient eu une bonne propriété curative, c'était celle de le shooter quelque peu et de lui donner l'impression qu'il ne s'était jamais coupé le bras avec un hachoir à poulet. N'empêche, l'espace d'un instant, il avait eu l'impression de voir défiler sa vie devant ses yeux : tout d'abord tous les voyages qu'il avait pu faire en compagnie de ses parents et de leurs amis, ensuite, les différentes personnes qu'il avait pu rencontrer. La seule chose qui ne lui était pas revenue pendant ce mini voyage spirituel, ce fut le château et ses idiots d'habitants. Dès qu'il le pourrait, il se barrerait sans aucun doute d'ici. En attendant, il était allongé à même le sol, bien incapable de bouger. Le gosse à cheveux bouclés qui ne lui revenait pas, là, aurait décidé de lui foutre un coup de pied pour il ne savait trop quelle raison qu'il l'aurait bien amoché.

    Mais si le boulot de l'apothicaire était de poser des pansements, ce fut bientôt à son tour de faire des efforts, et quels efforts ! Par contre, les enfants...qu'ils se barrent, quoi ! Même s'ils aidaient, le bruit qu'ils faisaient en bougeant de tout partout n'aidait pas le pauvre chef de la résistance à se remettre. Finalement, il réussit péniblement à mettre son bras autour de son épaule, mais ce fut plus Heather qui le traîna de force à l'autre bout de la pièce que l'inverse. Lui faisait bouger instinctivement ses pieds histoire de ne pas se rendre encore plus inutile qu'il ne l'était déjà. Une fois couché sur le lit, Vidal souffla, épuisé par l'effort monumental qu'il venait d'accomplir. Mais si vous croyez que c'était tôt, que nenni, vous auriez tout faux ! Ces sales gamins que Vidal même maudissait dans sa tête avaient recommencé à parler, et en l'occurrence, avaient l'air de se réjouir de la future arrestation du chef de la résistance...ce qui n'était pas vraiment pour réjouir Vidal.

    Étrangement, dès qu'il s'agissait de sa propre capture, le jeune homme se montrait tout de suite beaucoup plus réticent. Il ne savait pas pourquoi, mais de plus en plus de petites gens ne les aimaient pas. Sans doute à cause des explosions qui n'étaient d'ailleurs pas de leur faute. Ou bien il s'agissait d'un agitateur solitaire...il savait très bien qu'il y en avait de toutes sortes n'agissant pas particulièrement pour le régime, et pourtant ne répondant devoir à la Résistance. En tout cas, compte-tenu de son état et des questions pour le moins subjectives d'Heather, il choisit de faire très attention aux réponses...si elle savait qu'elle avait dans sa modeste demeure le chef de la résistance, peut-être choisirait-elle elle-même de l'euthanasier.

    « Je travaille au château, pour les Princes. Mais...ouais, je suis maladroit, heureusement qu'il y a tout un régiment pour vraiment aider le chef cuistot. »

    En fait, Vidal aurait eu plus de chances de tuer Louis par erreur – du sel mal dosé dans une soupe, par exemple – qu'en se tordant la cervelle pendant des heures et des heures. Quoique, il devait y avoir au moins un goûteur professionnel ou deux pour vérifier si les plats n'étaient pas empoisonnés.

    « C'est la chasse aux résistants, au château, ils...ont même fouillé tous les appartements, on m'a volé un ou deux vêtements, à cause de ça. Moi, j'y crois à moitié. Ils font comme s'ils les ont trouvé ou sont proches de les trouver pour que tout le monde se calme et puis point... »

    Il inspira soudainement, touchant de sa main valide sa cicatrice. Les enfants étaient partis, et il en était plutôt heureux : des enfants, c'était du tracas en plus, du bruit et tout ce qui en découlait. Vidal n'aimait pas les enfants, et puis ils étaient très facilement influençables. Bon, évidemment, il n'avait pas son mot à dire dans l'histoire, mais si cela ne tenait qu'à lui, il aurait déjà mené une politique de propagande pour limiter la fertilité des couples dans ce royaume. Avec la pauvreté qui augmentait en même temps que les ressources diminuaient, les enfants clochards ne cessaient d'être en constante évolution.

    « J'ai pas trop confiance dans les médecins, ils auraient pu m'amputer le bras et moi mourir de la gangrène ensuite, on sait jamais...Y'aura p'tete une cicatrice, mais au moins, elle sera moins moche que celle sur mon visage. Je vous que vous aimez nos Princes...quel est donc votre nom ? Par les temps qui courent, il est plutôt courant, au contraire, de rencontrer de pauvres hères qui crachent sur leurs noms une fois le dos tourné ! Franchement, je me demande quelle tête il a, le chef de la résistance...tu l'imagines comment, toi ? »

    Oui, comme pour tout, il était passé du vouvoiement au tutoiement en vitesse éclair. Et là, encore une fois, il reprenait son souffle, afin de ne pas trop avoir l'air au bout de ses forces.
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MessageSujet: Re: J'aime les poulets. Seulement dans mon assiette, et déjà cuisinés. [PV Heather]   Jeu 9 Aoû - 0:58

La jeune femme commençait déjà les préparatifs pour un diner riche en viandes, où elle comptait bien inviter quelques enfants du quartier, absolument à des lieus d’imaginer que ceux si pouvaient enquiquiner son malade, et que ce malade se trouvait être celui censé se faire capturer d’ici peu. Elle sourit à la remarque du jeune homme.

« Nourrir tout ce beau monde au château ne doit pas être aisé tous les jours… Mais je suis sûre que vous restez un maillon indispensable pour que tout se passe bien en cuisine. Ils doivent déjà avoir hâte de vous retrouver… »

Quelle naïveté… Heather n’était pas connue par sa sagacité, mais tout de même. Elle écouta avec attention ce que disait le jeune cuisinier. Ainsi, même dans le château, se cacheraient des Résistants ? C’était terrible… Et que tout ce chahut ne soit qu’une manœuvre politique ? Ce serait bien triste, en réalité. Heather s’arrêta un moment, puis réfléchit. Oui, après tout, ce serait tellement surprenant que tous soient pris maintenant, alors qu’ils sévissaient depuis tellement de temps déjà.

« Vous avez sans doute raison… Gardons la viande pour une occasion, plus certaine dirons nous… »

Enfin, elle continua quand même à préparer ses légumes, il fallait bien diner ce soir ! La pauvreté augmentait ? Heather, dans sa bulle, ne s’en rendait pas compte. Elle avait toujours eu tout ce qu’il lui fallait pour vivre, et même plus, grâce en partie à son jardin, et ceci n’était pas près de changer.
Le blond commença à parler des médecins. Heathet aimait bien ceux qui détestaient les médecins, après tout, ils empiétaient quelques fois sur son territoire. Et ils pouvaient déceler du poison sur ses victimes… Ce pourquoi elle sourit doucement à ces paroles.

« La cicatrice ne devrait pas être si impressionnante que ça, la coupure m’avait l’air très propre, très fine. Elle pourrait même disparaitre avec le temps… »

Un coup d’œil au sablier lui signifia qu’un quart d’heure venait de passer suite à la première pose du cataplasme. Elle posa son couteau de cuisine, et retourna au chevet de son patient. Elle prépara là du linge, et plaça la caisse d’argile à portée de main. Pui elle refit le garrot, et enleva les différents linges apposés sur la blessure, essuya l’argile. Celui-ci désormais puait. Cela prouvait que le soin était efficace, et Heather ne s’en formalisa donc pas. Elle lava soigneusement à l’aide d’un nouveau linge propre la blessure, puis apposa comme elle l’avait fait avec le premier, un second cataplasme. Un linge humide dessus, puis encore un autre sec. Elle se releva, remit le sablier d’un quart d’heure dans le meuble, et en sortit un autre, d’une demi heure. Enfin, elle défit le garrot.
Il était peut être temps de répondre à ce jeune homme.

« Les temps sont durs, et le peuple réclame des boucs émissaires. Mais je suis sûre que nos Princes font tout pour nous protéger au maximum. Voilà pourquoi j’affirme sans honte mon respect pour eux, comme devrait le faire chaque personne du royaume. Je m’appelle Heather… »

Elle réfléchit un moment. Le chef de la résistance, comment le voyait-elle ? C’était une question pour le moins étrange…

« Ce doit être un homme vil, et sans cœur. Semer ainsi la haine, la zizanie, le doute, dans notre Royaume, alors que nous avons besoin d’être forts pour traverser cette crise. Et puis, tous ces attentats qu’ils font, ils détruisent tout ! Ce doit aussi être un être bien lâche pour ne jamais oser montrer sa face de rat. Oui, il doit ressembler plus à un rat qu’à un humain… »

La haine suintait de ses paroles, comme rarement elle le faisait. Puis, tout sourire, elle regarda Vidal.

« Bien, je changerais ce cataplasme dans une demi heure, prévenez moi s’il vous irrite. »

Sur ce, elle alla reprendre sa cuisine, et rapidement, un ragout de légume fut mit sur le feu, ragout dont les odeurs emplirent peu à peu la pièce.
Elle pouvait désormais s’occuper un peu plus de son patient. Le sourire aux lèvres, elle s’approcha de l’homme.

« Souhaitez-vous que je vous lise Macbeth, de Shakespeare ? C’est un livre passionnant, que William, le libraire, m’a loué pour quelques jours encore. »

Elle avait le livre à la main, et déjà, elle était assise aux côtés de Vidal.


Dernière édition par Heather le Jeu 11 Oct - 15:33, édité 1 fois
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Vidal

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MessageSujet: Re: J'aime les poulets. Seulement dans mon assiette, et déjà cuisinés. [PV Heather]   Sam 11 Aoû - 16:42


    C'était tout de même dingue...dehors, il y avait ceux qui mangeaient toutes la viande, les nobles, les princes et leur suite et...cette femme était de leur côté alors même qu'elle mourrait de faim. Vidal s'empêchait de réagir, conscient que sa vie était entre ses mains mais ne réussit pas à ne pas grimacer...tant pis, cette grimace-là pourrait très bien passer pour une douleur subite, étant donné qu'elle le tripotait, non pas comme un mouvement révolutionnaire. En tout cas, outre ces quelques jérémiades, il fut heureux d'apprendre que la cicatrice s'éteindrait avec le temps : il avait bien fait d'être allé chez elle, même s'il avait failli crever au cours du chemin...les cataplasmes posés dessus lui faisaient franchement du bien, et à chaque fois qu'elle ne manquait d'en poser, il ne pouvait s'empêcher de soupirer de bien-être. Ça puait, mais les soins lui faisaient du bien, c'était au moins ça.

    Pensif, le chef de la résistance regarda le garrot qui ne faisait désormais plus partie de son bras. Heather avait l'air d'une jeune femme forte, mais naïve, et Vidal se demandait sérieusement ce qu'il pourrait faire de cette dette qu'ils entretenaient. Lui qui était un homme si à cheval sur ses principes, comment allait-il faire ? Si la résistance n'arrivait jamais à faire son coup d'état à cause d'un homme comme Shad, par exemple, il serait condamné à lui mentir toute sa vie, si le contraire se passait...elle apprendrait sûrement qui il était et chercherait à mettre fin à sa vie. L'autre solution consistait à payer sa dette le plus tôt possible...en lui offrant un peu de la viande qu'ils avaient en trop, pour sûr. Elle semblait en manquer et, si cela ne dérangeait pas les princes, le blond était sûr qu'elle en serait très contente.

    Le portrait qu'elle lui fit du chef de la Résistance faillit le faire rire, aussi se mordit-il la lèvre inférieure...lui-même tenta d'imaginer le portrait de ce simili de méchant, probablement imaginé à partir des livres d'aventure...le méchant qui capture la princesse. Si seulement elle se doutait qu'il s'agissait de lui, qu'aurait-elle fait ? Sans doute aurait-elle profité de son inertie momentanée pour l'empoisonner, ou quelque chose comme cela...

    « Vous avez raison...cet homme doit ressembler à un mauvais crapaud de basse-cour, pour faire peur au peuple comme cela...intimement, je suis persuadé qu'il fait partie des nobles proches des Princes, pour ne pas se soucier de nous comme cela. Vous avez entendu toutes ces explosions ? L'autre jour, j'ai failli être touché ! »

    Rien de mieux, pour se mettre quelqu'un dans sa poche que lui donner l'impression qu'elle était de son camp. Après tout, le cuisinier Vidal était censé être dans celui des proches...c'était juste qu'il était très maladroit et que son patron mourrait sans doute d'envie de lui foutre une ou deux beignes.

    « MacBeth ? Emprunté au libraire ? »

    Le jeune homme eut un demi-sourire. Le libraire, encore l'un de ses hommes...lorsqu'elle se rendrait compte qu'elle vivait entourée de résistants, quelle serait sa réaction ? En ce qui concernait William, il lui semblait assez illogique qu'elle le découvre un jour, le garçon faisant vraiment attention de ne pas se faire prendre. D'ailleurs, si Vidal apparaîtrait sûrement en plein jour comme son rôle l'y obligeait, une fois la révolution menée, Corbeau serait sûrement un émissaire masqué, tenu au rôle d'agent secret ou quelque chose comme cela. Ainsi, il pourrait garder sa petite vie tranquille et, en cela, le blond l'enviait presque.

    « Je veux bien mais...avant, permettez-moi de vous demander quelque chose...pour le paiement, nous avons quelque fois des restes en cuisine...me permettriez-vous que je vous offre de la viande ? Étant donné que je suis assistant cuisinier, que vous en manquez et que je tiens à payer ma datte, je pense que cet arrangement pourrait nous convenir. Qu'en pensez-vous ? »

    Il lui adressait un sourire tout beau tout chaud, se redressant un peu sur la paillasse.

    « Au fait, je m'appelle Vidal. J'ai 23 ans et...je suis le plus maladroit des assistants. Je viens de...je sais pas trop, mais j'crois que je suis originaire de ce royaume. »
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Heather

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MessageSujet: Re: J'aime les poulets. Seulement dans mon assiette, et déjà cuisinés. [PV Heather]   Mar 16 Oct - 13:06

Si tous ses patients étaient aussi calmes que celui-ci cela arrangerait l’apothicaire. Ce jeune marmiton avait l’air d’être un jeune garçon des plus gentils. Oui, si elle savait… Mais cela n’était pas encore d’actualité. Pour l’instant, elle s’occupait de lui comme l’aurait fait une mère, ou plutôt, vu l’âge les séparant, une grande sœur. Pour les blessés venant chez elle, elle savait se montrer douce et agréable en tout point. Bien sur, elle espérait largement que par la suite, ceux-ci se souviendraient de sa gentillesse, et la remercierai grassement par quelques pièces sonnantes et trébuchantes. Après tout, soigner ces gens était avant tout son métier, et si elle n’était pas payée, elle se serait déjà retrouver à la rue. Non pas que les soins coutaient chers, mais plus qu’elle ne pouvait entre temps aller vendre ses autres produits. Le cuisinier lui partagea son avis sur le chef de la résistance. Un noble ? Ce personnage n’en serait que plus détestable, lui qui côtoyait les Princes, comment pouvait-il oser penser à leur faire du mal ? Les Princes étaient des anges venus du ciel, travailler à leur perte était le pire des péchés. Elle hocha de la tête aux dires du jeune homme, et murmura doucement, mais d’une voix implacable.

« Cet homme est impardonnable… »

Ce fut sur ces mots qu’elle finit de mettre le bandage, et qu’elle alla cuisiner. Puis, elle revint, avec son fameux livre. A la vue du sourire qui s’afficha sur le visage du jeune coq, Heather déduisit que ce brave petit avait tout de même quelques notions de littérature. Il acceptait avec joie cette lecture, mais avant, il souhaitait parler de paiement. L’apothicaire grimaça, elle n’aimait pas vraiment parler de ceci tant que son patient n’était pas parfaitement remis de ses blessures.

« Croyez-moi bien que je n’offre jamais mes services. Et que j’attends toujours paiement de mes soins. Je ne puis me permettre de travailler gratuitement. En ce qui concerne votre type de blessures, j’en attends en minimum pour une valeur de dix livres. Que ce soit en monnaie, ou en nature. La façon dont vous obtenez ceci ne me regarde en rien. »

Cela étant dit, elle s’assit, et ouvrit son livre à la première page. Mais le jeune homme se présenta. Vidal. Ceci, elle le savait déjà. Assistant en cuisine, aussi. Mais ses origines… Il ne savait pas d’où il venait ? Et son âge… Il était plus vieux qu’elle en réalité !

« Vous vous répéter, Vidal… Je vais faire de même. Je suis Heather, apothicaire, et d’aussi loin que je me souvienne, j’ai vécu ici, chez… mon pè… mon oncle. Et j’ai vingt ans. »

Elle sourit, amusée d’être la plus jeune. Elle se sentait si vieille en réalité. Elle commença d’une voix claire la lecture.

« La pauvre terre, presque épouvantée à se voir, qui ne pourrait être nommée la mère, mais la tombe ; où rien, où les soupirs, plaintes et cris déchirant l’air sont poussés et non connus ; où semble le violent chagrin une agitation ordinaire : et le glas de l’homme mort. On sait à peine pour qui, et les vies d’hommes de bien plus vite que les fleurs de leurs chapeaux, expirent mourant avant d’être malades. »

C’est à ce moment que le sablier marqua la fin du cataplasme. Heather s’arrêta dans cette sombre lecture, qui, même si elle ne s’en rendait compte, décrivait si bien l’état même du Royaume, pour changer le bandage de Vidal. Ceci ayant été fait, il était grand temps de souper. Elle se leva, et alla chercher un bol empli de ragout. Elle retourna alors au chevet de son blessé, et lui donna la becqué patiemment. La portion était importante, tant elle ne souciait du manque de nourriture. En vérité, elle faisait de ces élus que peu touchés par la crise du Royaume, et elle avait toujours été prête à faire ces quelques menus sacrifices pour le bien des Princes. Ceci expliquait sans doute cela. Le bol fut terminé, et Heather alla le poser plus loin.

« Dites moi, désirez vous une tisane ? Pour mieux dormir, ou pour faire passer les douleurs de votre blessure… »

En même temps, elle alla elle-même chercher de quoi se sustenter.
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Vidal

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MessageSujet: Re: J'aime les poulets. Seulement dans mon assiette, et déjà cuisinés. [PV Heather]   Sam 4 Mai - 15:06

[HS : je m'excuse bien bas pour ce retard et te suggère qu'on clôture là pour en recommencer un après la prise de pouvoir.:) ]

Dix livres...cela lui semblait être énorme, surtout avec les difficultés qu'il avait à joindre les deux bouts, en ce moment. Vidal grimaça en entendant le prix, mais se dit qu'il ne pouvait pas se permettre de dire à Heather qu'il ne pouvait pas payer...déjà que la tête lui tournait encore un peu, il ne pouvait pas se permettre d'être jeté à la rue dans cet état-là. Depuis tout à l'heure, il ne réagissait que très peu à la blessure qui, pourtant, le brûlait. Certes moins que lorsqu'il se l'était faite, mais cela le brûlait tout de même. Il se tut donc pendant quelques instants, se concentrant sur les paroles de la personne en face, tentant d'oublier son bras blessé. Cependant, une question le taraudait : que voulait-elle dire par « en nature » ? Il savait que pour certaines personnes du château, ce fameux « en nature » signifiait qu'il paierait avec leur corps. Heather était comme ça ? Si oui, même si elle était fort mignonne, il préférait tout de même aller chercher de véritable pièce d'or. En tout cas, s'il y avait une chose de sûre, c'était qu'elle lui avait probablement sauvé la vie, et qu'il avait une dette envers elle, combien même il la paierait le plus tôt possible. Si il parvenait à renverser le régime despotique des princes, il s'arrangerait pour que la jeune femme vive le plus aisément possible.

Tandis qu'elle parlait, il hocha la tête, acquiesçant à chacune de ses paroles. Ainsi, elle avait vingt ans ? Il ne savait pas trop quel âge il lui aurait donné, sans doute à peu près le même que lui, s'il y avait pensé. Le fait qu'elle fut de trois ans sa cadette l'étonna un peu, et puis il décida que ce détail n'était pas si grave. Elle commença alors à lire, ce qui fit presque fermer les yeux de Vidal, pas très bon lecteur et sujet, bien souvent, à des crises de narcolepsie lorsqu'on lui lisait un bouquin assommait. L'ouvrage en question ici était Macbeth de Shakespeare. Bien qu'il n'ait jamais lu la pièce de théâtre, William avait dû lui en parler – il se souvenait brièvement de cela, comme si le jeune libraire lui avait jadis secoué l'ouvrage juste devant les yeux pour qu'il l'ouvre. Il écouta cependant attentivement les paroles de la jeune femme, mais aucune ne resta dans sa tête deux secondes après qu'elle eut fini de lire. Lorsqu'elle prononça le mot « malades », le dernier, un silence remplit la pièce. Vidal regarda son bras, son autre main toucha sa cicatrice : il n'aurait voulu l'avouer, mais cette lecture de Shakespeare l'avait tout de même un peu ému.

La femme se leva et alla chercher le bol pour lui faire avaler, cuillère par cuillère, la nourriture. Pour un grand blessé comme Vidal, cette nourriture parut être la meilleure du monde. Elle lui redonna de l'énergie et le fit se sentir mille fois mieux. Si bien qu'il en avait sommeil...jusque là, il avait fait beaucoup d'efforts, et il n'était même pas tombé dans les vappes. Il avait été capable de se relever pour être transporté jusqu'à ce matelas, capable d'ouvrir la bouche et s'efforcer de parler. Il avait vraiment fait des efforts considérables, et maintenant qu'il avait l'estomac presque plein, le jeune homme sentait une fatigue incommensurable reprendre le dessus sur ses sens.

« Non...c'est bon..je suis fatigué...Je...pas besoin d'aide pour dormir... »

Il sentait ses paupières, lourdes, qui tombait toutes seules. C'était à coup d'efforts considérables qu'il faisait en sorte que celles-ci ne s'abaissent pas totalement. Il savait qu'il avait eu de la chance, malgré la blessure : si il était tombé avant de parvenir à la demeure de Heather, il ne savait pas ce qu'il serait abstenu de lui. On l'aurait peut-être ramassé, mais où serait-il maintenant ? Avant d'être emporté par le sommeil, il pensait une dernière fois à la résistance et à tout ce qu'il avait laissé comme preuve derrière lui. Dans ses poches, il n'y avait rien de troublant, c'était sûr : depuis que Shad était tombé sur lui, il faisait encore plus attention à ne pas laisser de traces de poudre ou de mots suspects. Il devait bien avoir du papier vierge et un bout de fusain dans une de ses poches, pour transmettre des messages, mais ce n'était pas suspect : il pouvait justifier le fait de ces trucs se trouvaient ici par le fait qu'il aimait dessiner...même si en réalité, il était aussi gauche au dessin que pour couper des cous de poulets.

Finalement, ses paupières se fermèrent complètement et alors qu'il était encore en train de penser à la résistance, le sommeil l'emporta dans un autre monde. Sûrement un ailleurs plein de verdure où il était tranquille, dans une petite charrette en train de visiter le monde qui l'entourait. Pendant son temps de sommeil, il dût se retourner plusieurs fois, prononcer quelques prénoms de son enfance, mais ne trahit la résistance.

Il alla mieux les jours suivants.
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J'aime les poulets. Seulement dans mon assiette, et déjà cuisinés. [PV Heather]

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